Cette histoire commence sur les hauteurs du pic de l’Aneto, où une croix en bois récemment hissée par Mael Le Lagadec, un jeune alpiniste de Montauban, a déjà été victime d'un acte de vandalisme. Au cours du week-end passé, des alpinistes ont retrouvé cette croix artisanale, fabriquée avec soin, abandonnée dans la neige, soulevant de nombreuses interrogations.
Mael Le Lagadec, qui a pris l'initiative de remplacer une croix volée en avril dernier, a hissé son œuvre à plus de 3400 mètres d'altitude le 9 mai. Cependant, cette nouvelle croix n'a pas survécu plus de quinze jours avant d'être dérobée et jetée dans le vide, un fait signalé par Heraldo de Aragon.
Retrouvée par des alpinistes solidaires, cette croix a été remise à sa place d'origine. En réaction, Mael a exprimé sa consternation sur les réseaux sociaux : "L'irrespect de quelques-uns vient salir un symbole plus grand qu'un simple morceau de bois. Je refuse de baisser les bras !". Son attachement à la montagne et ses valeurs le poussent à ne pas abandonner face à cette adversité.
La solidarité des alpinistes espagnols
Les commentaires de Mael résonnent d'autant plus qu'il ne se sent pas seul dans cette lutte. Deux alpinistes espagnols, ayant découvert la croix à ses pieds, l'ont délicatement remontée au sommet. Ces gestes de solidarité sont devenus une source d'inspiration pour le jeune homme, qui a suscité des encouragements venant du monde entier. Des messages bienveillants affluent, avec même des offres de soutien de passionnés d'alpinisme prêts à l’accompagner pour implanter une croix plus robuste.
"C'est incroyable de voir à quel point des personnes de divers horizons se mobilisent pour cet emblème", confie le jeune alpiniste, également paysagiste. "Mon objectif est de solidifier l'ancrage de ma croix pour éviter qu'elle soit/de nouveau victime de vandalisme. Je prévois d'utiliser un système de haubannage, pour la maintenir fermement, avant l’afflux de randonneurs cette saison estivale."
Une enquête en cours
La situation reste préoccupante, alors que l'enquête de la Guardia Civil sur le vol de la croix en aluminium d'origine se poursuit. Les autorités examinent toujours les circonstances entourant cet acte, espérant déceler l'identité des responsables. Quant à Mael, il est déterminé à lutter pour la préservation de ce symbole qui, pour lui, dépasse largement le cadre d'un simple objet physique.







