Une croix religieuse en métal a été récemment installée sur les hauteurs de Comps, dans le Gard. Cette initiative a immédiatement été dénoncée par une association locale, qui considère l'installation illégale sur le domaine public et appelle les autorités à agir.
Cette controverse a rapidement pris de l'ampleur. Selon plusieurs habitants, le symbole a été fixé à la roche ces derniers jours, sur un terrain public accessible depuis le village. Laure Cordelier, présidente de l'association Action citoyenne anti-raciste et antifasciste de Beaucaire, évoque une problématique de principe. “Une croix en bois avait été installée l'année dernière, mais elle a été retirée après un an. Maintenant, ils ont remis une croix en métal, beaucoup plus robuste, accrochée à la roche,” déclare-t-elle.
L'association dénonce une “atteinte très claire à la laïcité”. Cordelier rappelle que “la loi de 1905 interdit d’installer des symboles religieux sur le domaine public”. Elle précise cependant qu'elle ne conteste pas les symboles religieux déjà présents : “Bien sûr, les croix existantes ont leur place, mais ajouter quelque chose de nouveau sans autorisation est inacceptable.”
La Ligue des droits de l'Homme alertée
La présidente d'ACAAB a également contacté la Ligue des droits de l’Homme pour examiner cette affaire. À ce jour, aucune revendication officielle n’a été formulée concernant cette croix. L’association exprime ses craintes quant à un “mouvement identitaire catholique local, en lien avec l’association Ainsi soit-il”, qui a mené des actions similaires dans les Alpes-Maritimes. “Ils revendiquent toujours leurs installations, mais pour l’instant, ils n’ont pas pris position sur celle de Comps,” précise Laure Cordelier.
Selon elle, une telle installation nécessite une organisation considérable. “Il faut des moyens pour fabriquer cette croix et l’installer. Généralement, ils sont une dizaine à intervenir, donc cela ne peut pas passer inaperçu,” explique-t-elle.
Aucune réaction officielle de la mairie de Comps ou d'autres autorités n'a encore été communiquée, laissant la communauté dans l'incertitude quant à l'avenir de ce nouvel édifice controversé.







