La croix en bois récemment installée au sommet de l'Aneto, à plus de 3 400 mètres d’altitude, a été victime d’un acte de vandalisme. Ce vendredi, des alpinistes ont découvert cet emblème tombé dans la pente, avant de la rétablir à sa place.
Cette croix a été créée par Maël Le Lagadec, un jeune de 18 ans de Montauban, après la destruction de la croix métallique historique, sectionnée à la meuleuse en avril dernier. L’originale, qui date de 1951, avait fait l’objet d’une restauration et avait été réinstallée grâce à un hélicoptère. Comme l’a rapporté Le Parisien, ce dernier acte a choqué la communauté alpiniste et les passionnés de montagne.
Deux alpinistes espagnols, lors de leur ascension, ont témoigné sur les réseaux sociaux de leur désarroi face à ce manque de respect, déclarant : "Notre liberté s’arrête là où commence celle des autres ; franchir cette limite porte atteinte aux droits de chacun". Ils ont réitéré l’importance de la croix, qui est devenue un symbole de l’identité des Pyrénées.
Maël Le Lagadec, dans une publication sur sa plateforme de partage de photos, a exprimé son indignation, affirmant : "Encore une fois, l’irrespect de quelques-uns vient salir un symbole qui représente bien plus qu’un simple morceau de bois planté au sommet d’une montagne". Un appel au respect et à la préservation de notre patrimoine commun.
Ce nouvel épisode de ce que certains qualifient déjà de "guerre des croix" met en lumière non seulement la passion pour la montagne, mais également la nécessité de préserver ses symboles. Comme l’a souligné La Vanguardia, le projet de réinstaller la croix historique avait suscité de nombreuses discussions autour des traditions et de l’héritage culturel des Pyrénées.







