La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a tenu à rassurer la population ce mercredi sur TF1, déclarant que "moins de 10%" des stations-service en France sont actuellement confrontées à des problèmes d'approvisionnement. Ces difficultés concernent principalement les stations Totalénergies, qui ont mis en place un plafond de prix entraînant une affluence importante dans leurs établissements.
Le gouvernement a précisé qu'aucun risque de pénurie n'est à craindre dans le pays, malgré certaines tensions passagères causées par l'importante demande, notamment en période de forte affluence avant le week-end de Pâques. Environ 900 stations reportent une rupture partielle, dont près de 700 appartiennent au réseau Totalénergies, selon les chiffres de la Direction Générale de l'Énergie et du Climat (DGEC).
« L'affluence observée dans ces stations est liée à l'application des prix plafonds qui ont attiré de nombreux clients », explique Maud Bregeon.
Cette situation a été accentuée par des préoccupations au niveau des importations de pétrole suite aux répercussions des conflits au Moyen-Orient, notamment le quasi-blocage du détroit d'Ormuz. Les chiffres récents montrent que le prix du litre de gazole a atteint un niveau record de 2,1888 euros, dépassant ainsi les sommets atteints après l'invasion de l'Ukraine.
Cependant, le plafonnement des prix fixé par Totalénergies a permis aux clients de bénéficier de tarifs à 1,99 euro le litre pour l’essence et 2,09 euros pour le gazole, une initiative initialement prévue pour prendre fin mais qui a été prolongée jusqu'au 7 avril, offrant ainsi un répit aux conducteurs français.
Pour compléter ces mesures, la France dispose toujours d'un stock stratégique de 100 millions de barils, permettant de répondre efficacement à d'éventuels pic de demande ou problèmes logistiques, assure la porte-parole. Elle conclut que des mesures seront prises pour libérer progressivement les réserves si nécessaire.







