Le sort de la polyclinique de Navarre à Pau s'assombrit. Au cours d'un Comité Social et Économique (CSE) extraordinaire, la direction a clairement annoncé son intention de demander à être placée en redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Bordeaux. Selon un communiqué de la CGT, cette démarche s'accompagnera d'un plan de sauvegarde de l'emploi destiné à protéger les 600 employés répartis sur les deux sites, Navarre et Marzet.
Les employés expriment leur colère et leur inquiétude, exacerbées par une grève annoncée pour le mercredi 1er avril, déjà prévue depuis longtemps. Cette décision fait suite à une période d'angoisse croissante parmi les salariés, qui n'ont reçu que peu de réponses leurs inquiétudes depuis la fin de l'année dernière. La situation de la maternité, où les naissances ont baissé de 1200 à 900 en six ans, est source de préoccupations majeures pour les employés.
Les urgences, ayant été déplacées de Marzet vers Navarre, peinent également à atteindre leur objectif de prise en charge de 25 000 patients par an, manquant de rentabilité. Un rachat éventuel de la polyclinique a été évoqué, surtout après que le groupe bordelais GBNA a fusionné les deux établissements en 2023. Face à cette situation critique, les experts de l'industrie de la santé, comme le Dr Philippe Lescure, soulignent l'importance d'actions décisives pour assurer la pérennité des services médicaux dans la région, notant que la santé de la population dépend de la viabilité de ces établissements.
Les jours à venir s'annoncent décisifs pour la polyclinique de Navarre, et les employés, ainsi que les patients, attendent avec anxiété des solutions pérennes. La situation demeure à surveiller de près.







