La CPME, deuxième organisation patronale en France, a sollicité le gouvernement pour élargir les dispositifs d'aide jugés trop limités, face à la flambée des prix du carburant qui impacte de nombreux secteurs. "Nous soutenons l'activation de mesures exceptionnelles, accessibles et urgentes, en complément des dispositions déjà prévues pour le mois d'avril", a déclaré la Confédération dans un communiqué.
"Les annonces gouvernementales, bien que prometteuses, ne suffisent pas pour répondre aux défis actuels", a déclaré la CPME.
La CPME évoque la nécessité d'agir de manière précise pour accompagner les secteurs durement touchés tels que le transport, la logistique, les services à la personne et la pêche. Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a également signalé que les plateformes de VTC devraient ajuster leurs tarifs pour garantir la rentabilité de leurs chauffeurs.
Le gouvernement promet d'adapter les mesures en fonction des évolutions de la crise
Le gouvernement a récemment annoncé une aide de 70 millions d'euros, ciblant principalement les domaines de la pêche et de l'agriculture, avec un dispositif spécifique pour les TPE et PME dans le secteur du transport. Des précisions concernant l'ouverture d'un guichet dédié seront communiquées ultérieurement. Le coût total de cette initiative est estimé à 50 millions d'euros pour le secteur des transports.
Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a précisé dans une interview à La Tribune Dimanche que les mesures d'aide seraient réajustées en fonction de l'évolution de la situation en Ukraine. "Nous devons rester agiles pour nous adapter à une crise dont l'intensité est difficile à évaluer", a-t-il déclaré.
Une demande pour un soutien supplémentaire aux secteurs vulnérables
La CPME a formulé des recommandations, parmi lesquelles l'introduction de prêts à taux avantageux pour les secteurs en difficulté, l'élargissement des dispositifs d'activité partielle et la révision des aides à la pompe. L'organisation appelle également à une prolongation des délais de paiement sans pénalités pour alléger la pression financière sur les entreprises. Elle prône un "Plan Marshall" pour faciliter l'électrification des installations et des procédés.
Selon Patrick Martin, président du Medef, la somme allouée de 70 millions d'euros est préoccupante et met en lumière la fragilité actuelle de l'économie française. Il souligne que la situation est compliquée par des coûts croissants liés aux taux d'intérêt et à l'approvisionnement maritime. Un risque de propagation de la crise à l'ensemble du secteur industriel est considéré comme imminent.







