Le 28e jour de la guerre au Moyen-Orient, le 27 mars, l'armée israélienne a mené des frappes contre des installations stratégiques en Iran, ciblant notamment le réacteur à eau lourde d'Arak et une usine de traitement d’uranium dans la province de Yazd. Cette escalade militaire a suscité des préoccupations internationales, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) appelant à une désescalade pour éviter d'éventuels accidents.
Les bombardements israéliens, qui visent à mettre un frein au programme nucléaire de Téhéran, ont été confirmés par des sources officielles israéliennes, selon lesquelles le réacteur d'Arak est un site clé de production de plutonium destiné à des fins militaires. Des rapports iranien rapportés par le quotidien Le Monde indiquent qu'il s'agissait de frappes coordonnées américano-israéliennes, sans faire de victimes ni d'augmentation des niveaux de radiation.
Construit dans les années 2000, le réacteur d'Arak a été gelé suite à l'accord de Vienne de 2015, dont les États-Unis se sont retirés en 2018. L'AIEA a déclaré que malgré les dommages, l'usine de production d’eau lourde ne serait plus pleinement opérationnelle et qu’elle n’avait pas eu accès au site depuis mai 2025.
Aucun rejet de matières radioactives
Suite à la première frappe, l'armée israélienne a également ciblé une usine de traitement d'uranium, affirmant qu'il s'agissait de l’unique installation de ce type en Iran, essentielle pour le processus d’enrichissement d’uranium. L’Organisation iranienne de l’énergie atomique a confirmé ces frappes tout en précisant qu'il n’y avait eu 'aucun rejet de matières radioactives'.
“Le cœur du réacteur a été retiré et du béton y a été coulé,” a précisé un porte-parole israélien, rappelant que ce site avait déjà été ciblé lors des hostilités entre l’Iran et Israël. La tension s'est intensifiée, notamment après la guerre de juin 2025 où les États-Unis avaient également bombardé des installations iraniennes.
Téhéran promet des représailles
Réagissant aux frappes, l'Iran a menacé de riposter, qualifiant les attaques israéliennes de 'crimes'. Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a promis que Téhéran ferait payer un ' lourd prix' à Israël pour ces actions. D'après des sources iraniennes, plusieurs infrastructures, y compris des complexes industriels et des centrales électriques, ont également été touchées par ces frappes en coordination avec les États-Unis.
Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique iranienne, ont exhorté à la prudence les employés des sites industriels associés aux États-Unis et à Israël, en promettant des représailles imminentes. Tandis qu'Israël et les États-Unis accusent Téhéran de viser un armement nucléaire, l'Iran insiste sur le caractère civil de son programme nucléaire.







