À partir de ce week-end, plusieurs organisations de transporteurs routiers s'apprêtent à exprimer leur mécontentement dans diverses villes de France. En réponse à l'augmentation des prix du carburant, liée à la guerre en Iran, ces acteurs du secteur logistique souhaitent dénoncer l'impact désastreux sur leur situation financière.
Selon l'AFP, des manifestations sont donc prévues à Lyon et Clermont-Ferrand dès ce samedi, tandis que des actions similaires se dérouleront en Île-de-France lundi. D'autres villes comme Nantes et Marseille seront également touchées dans les jours suivants, avec des mobilisations prévues en Pays-de-Loire, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Occitanie et Nouvelle-Aquitaine.
La déléguée-générale de la FNTR, Florence Berthelot, a souligné l’urgence de la situation : « Nous arrivons à la quatrième semaine de crise. Le gasoil livré en cuve est souvent plus cher qu'à la pompe, ce qui fragilise des PME n'ayant en moyenne que 28 jours de trésorerie. Cela déséquilibre complètement leurs coûts. ».
Les transporteurs exigent des aides pour éviter l'assèchement de leurs liquidités, en attendant le paiement de leurs clients. Ils réclament également des ristournes sur les prix du carburant, comme celles mises en place en Espagne ou en Italie. Berthelot a critiqué le report des échéances fiscales et sociales, le jugeant insuffisant face à l'urgence : « Ce n’est pas une solution pérenne. »
Pour soutenir ces entreprises, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a récemment annoncé une aide exceptionnelle de 50 millions d’euros pour le mois d’avril, soit environ 20 centimes par litre. Cependant, la FNTR maintient que cela ne répond pas aux enjeux actuels : « Les annonces gouvernementales ne sont ni à la hauteur, ni opérationnelles ».
Avec des tensions croissantes sur les routes, la mobilisation des transporteurs dévoile une crise profonde au sein d'un secteur vital pour l’économie française.







