La ministre de l'Énergie, Sharon Garin, a souligné qu'en raison de la flambée des prix du gaz naturel liquéfié (GNL), le pays, qui utilise déjà le charbon pour environ 60 % de sa production électrique, se voit contrait d'augmenter temporairement sa production de ce combustible fossile très polluant. Cette décision stratégique vise à limiter les hausses tarifaires dans un contexte de crise.
"Nous avons engagé des discussions avec les producteurs d'électricité et les centrales à charbon pour évaluer leur capacité d'augmentation", a-t-elle affirmé, ajoutant que cette mesure pourrait être mise en œuvre dès le 1er avril. Elle espère que cette action permettra de "faire face aux augmentations tarifaires provoquées par le conflit au Moyen-Orient".
Pour maximiser l'utilisation des ressources locales, les Philippines envisagent également d'augmenter les commandes de charbon en provenance d'Indonésie, leur principal fournisseur, qui a promis de ne pas restreindre les ventes.
Afin de renforcer leur capacité, Sharon Garin a précisé que le pays, souvent touché par des coupures d'électricité, dépend largement des importations. En réponse, l'Indonésie reste ouverte à des commandes illimitées de charbon. Selon Les Echos, la demande mondiale pour ce combustible pourrait augmenter dans les mois à venir.
La Chine aussi accélère
Dans le même temps, la Chine, très dépendante des importations de pétrole, a aussi intensifié sa production d'électricité à partir du charbon. D'après un rapport de Les Echos, le pays a mis en service 21 GW de nouvelles capacités au premier semestre 2025. Bien que la part du charbon ait diminué au cours de la dernière décennie, il représente toujours une part significative de la production énergétique chinoise.
Pour aller plus loin -> Une première en Chine, les renouvelables dépassent le charbon dans la capacité de production d'électricité







