Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a annoncé, le 4 janvier, que la France allait suspendre l'importation de produits contenant des résidus de substances interdites en Europe, comme le mancozèbe et le glufosinate. Cette décision répond à une préoccupation croissante pour la sécurité alimentaire.
« Avocats, mangues, goyaves et agrumes d'Amérique du Sud ne pourront plus entrer sur le territoire », a précisé Lecornu sur le réseau social X. Des contrôles renforcés seront effectués par une brigade spécialisée pour assurer le respect des normes sanitaires en vigueur.
Cette initiative fait partie d'une « première étape pour protéger nos filières et nos consommateurs », a-t-il déclaré. Le ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a également évoqué cette mesure comme une façon de lutter contre la concurrence déloyale, un sujet récurrent dans le débat public. La situation a été exacerbée par les mouvements de protestation organisés par les agriculteurs depuis décembre 2025 contre l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur.
Cet accord, qui vise à renforcer les échanges économiques entre l'UE et des pays d'Amérique du Sud, suscite des inquiétudes, notamment en matière de qualité des produits agricoles entrants. La Commission européenne, conformément aux préoccupations des agriculteurs, a proposé des clauses de sauvegarde, tout en repoussant la signature officielle de l'accord.
Pour corroborer cette décision, un syndicat agricole a déclaré : « Il est temps d'agir pour protéger notre agriculture face à la compétition déloyale ». De plus, une réunion prévue avec le Premier ministre vise à discuter des préoccupations continues des agriculteurs.
Les déclarations de Lecornu et Genevard s'inscrivent dans un contexte où la confiance des consommateurs dans la sécurité de leur alimentation doit être renforcée, surtout face à la crise de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) bovine. Les experts en sécurité alimentaire soulignent l'importance de maintenir des normes élevées pour préserver la réputation de l'agriculture française sur le marché mondial.
Avec ces nouvelles mesures, la France espère devenir un modèle en matière de régulation des importations agricoles, une initiative applaudie par de nombreux acteurs du secteur.







