Des millions de Français continuent de subir les effets d'une vigilance rouge liée à la canicule, malgré une légère décrue amorcée dans la nuit de lundi à mardi. Ce troisième épisode de chaleur extrême, survenu en moins de deux mois, doit vraisemblablement prendre fin au plus tôt jeudi.
Les départements du Morbihan, de la Loire-Atlantique, de la Vendée, de l'Ille-et-Vilaine, de la Mayenne, du Maine-et-Loire, des Deux-Sèvres, ainsi que de la Vienne et de la Haute-Vienne ont vu leur alerte rouge remplacée par une alerte orange peu après 22h00 lundi soir, révélait Météo-France dans son bulletin. En tout, 26 départements se retrouvent en vigilance rouge, tandis que 50 autres sont placés en alerte orange.
Au plus fort de la crise, 37 départements ont été sous alerte maximale, avec l'Île-de-France encore en rouge lundi soir. Selon Virginie Schwarz de Météo-France, "les températures maximales dans l'ouest de la France ont commencé à chuter, tandis que le centre et la Bourgogne restent exposés à des températures extrêmes pouvant atteindre 38 à 40°C".
Pour mardi, la chaleur persistera au centre du pays, avec des températures variant entre 36 et 38 degrés, tout en s'étendant à la vallée du Rhône et au Midi toulousain, où les valeurs pourront également atteindre 40°C. La pleine sortie des départements encore concernés par l'alerte rouge est envisagée pour mercredi matin à 6h.
Cependant, une fin de l’épisode caniculaire n’est pas attendue avant jeudi à l’échelle nationale, et pourrait même être prolongée pour certaines régions méditerranéennes, comme l’indique Météo-France.
- Réacteurs à l'arrêt -
Ce troisième épisode de chaleur a eu des conséquences significatives sur les infrastructures. Dimanche, la production de trois réacteurs nucléaires, situé à Golfech, Bugey et Chooz, a été interrompue, arrêt maintenu ce lundi. D'autres réacteurs sont également soumis à une réduction de leur capacité.
Dans les transports, la SNCF a vu son trafic perturbé par dix incidents liés à des incendies touchant l'axe sud-est du réseau à grande vitesse, causant des retards, en grande partie dus à des feux dans la région de Sens (Yonne). Le réseau Paris-Lyon a également connu des interruptions majeures, accentuées par des incendies en Seine-et-Marne.
- 32.000 hectares -
L'épisode de chaleur a également été accompagné de violents incendies, touchant 32.000 hectares en France depuis le début de l'année, un chiffre alarmant selon le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, qui rappelle que c'est plus que durant toute la saison incendiée de 2022.
Les services de secours sont en alerte dans diverses localités, des Pyrénées-Orientales à la Loire-Atlantique. Un incendie d'envergure a également ravagé la forêt de Fontainebleau, brûlant plus de 1.300 hectares, avec deux suspects interpellés.
Les températures élevées aggravent le risque d'incendies, exacerbés par une sécheresse des sols touchant 98 départements, un record depuis 2013. Damien Lamotte, adjoint de la directrice de l'Eau et de la Biodiversité, a souligné l'importance des gestes quotidiens pour économiser l'eau, comme arroser le soir ou privilégier les douches aux bains, afin de prévenir des restrictions d'usage.







