Le lundi 18 mai 2026, un incident troublant a touché un chauffeur de car scolaire à Rieux-de-Pelleport, en Ariège, illustrant la montée alarmante des siphonnages de carburant. Ce vol met en lumière non seulement la professionnalisation de ce phénomène, mais aussi la pression croissante des prix à la pompe.
Alors que les tarifs du carburant atteignent des sommets historiques, les incidents de siphonnage se multiplient. Comme le souligne La Dépêche du Midi, Lionel Olivier, un chauffeur de 63 ans, a découvert avec stupéfaction qu’il avait été siphonné juste avant de débuter sa tournée matinale.
À 6 h 30, alors qu'il s'apprête à prendre le volant, il remarque que le voyant de la réserve est allumé, signe qu'il lui reste peu de carburant. Ayant fait le plein quelques jours auparavant, il se rend compte qu'il est face à une situation imprévue. Dans l'urgence, il court chez lui pour récupérer un bidon de vingt litres de gazole qu'il garde habituellement en cas d'imprévu. "C'est une solution de dépannage. Heureusement que j'avais ce bidon," confie-t-il.
Une profession confrontée à des difficultés croissantes
Bien que ces litres de secours lui aient permis de mener à bien son circuit scolaire, Lionel n’éprouve qu’une faiblesse de confiance dans l’efficacité de la justice. Après avoir complété sa tournée, il décide de porter plainte à la gendarmerie, conscient que les chances de retrouver les responsables de cet acte sont minimes.
"Avant, on voyait des traces ou des dégâts visibles. Aujourd'hui, c'est beaucoup plus discret. On dirait que ça se professionnalise," observe-t-il, rappelant qu’il a plus de sept ans d’expérience dans ce métier. L’incident qu’il a vécu fait partie d'une série de défis qui touchent déjà les chauffeurs scolaires, comme le manque de personnel ou des horaires difficilement gérables.
« Aborder cette situation devient de plus en plus insupportable. Il arrivera un moment où les conducteurs ne pourront plus supporter cette pression. Au-delà de la colère, cela peut amener certains à ressentir des envies de se faire justice eux-mêmes,» ajoute-t-il, exprimant une inquiétude croissante parmi ses collègues. Ces propos illustrent une réalité qui mérite une attention urgente de la part des autorités.







