Ce lundi soir, le tribunal administratif de Montpellier a suspendu les réquisitions de personnel ordonnées par la direction de la clinique Médipôle, notamment pour la nuit du 18 au 19 mai et pour la journée du 19 mai. Cette décision a été accueillie comme "une victoire" par Anne-Laure Affani, déléguée CGT au sein de l'établissement, interviewée par Franceinfo.
Les grévistes, mobilisés depuis 25 jours, ont dénoncé des pratiques de "réquisitions à tour de bras pour casser le mouvement". Malgré des propositions de la direction, incluant une prime fixe de 400 euros par an et un abaissement des seuils pour le versement d’une prime d'intéressement, les salariés se réuniront ce mardi à 10h en assemblée générale pour déterminer la suite des événements. Un concert de soutien est également prévu le même soir au parc Guilhem à Cabestany, dès 18h.
Les exactions de la direction ont suscité des réactions au sein du personnel, qui affirme que ces mesures visent à briser l'esprit de solidarité. Selon un sociologue du travail interrogé par Le Monde, "les réquisitions sont souvent perçues comme une tentative d'intimidation, ce qui alimente davantage la colère des employés".
La situation à Médipôle Cabestany est donc à suivre de près, alors que les grévistes continuent de revendiquer de meilleures conditions de travail et une reconnaissance de leur engagement. Une concertation avec la direction pourrait également être envisagée si le mouvement perdure.







