Les Bourses mondiales observaient avec attention les fluctuations des prix du pétrole et l'état du secteur technologique, mardi, alors que la situation au Moyen-Orient demeurait incertaine.
Le gouvernement iranien a rejeté mardi l'idée de modifier ses propositions pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient. Le président Donald Trump, quant à lui, a qualifié de "bon à jeter" le document envoyé par Téhéran.
Cela renvoie les espoirs d'une réouverture du détroit d'Ormuz, où transite 20 % de l'approvisionnement pétrolier mondial, à une date lointaine.
À midi GMT, les prix du brut dépassaient les 100 dollars le baril (107,6 dollars pour le Brent, +3,25 % par rapport à la veille, et 101,38 dollars pour le WTI, +3,38 %).
"Il semble peu probable qu'il y ait un quelconque changement dans l'impasse entre l'Iran et les États-Unis dans un avenir proche", a déclaré Kathleen Brooks, directrice de recherche chez XTB. Les investisseurs commencent à ressentir une certaine inquiétude, même si certains analystes tentent de rester optimistes.
"Nous ne percevons pas une escalade immédiate, mais plutôt une stratégie de pression", a ajouté Antoine Andreani, responsable de la recherche pour XTB France. "À 4 dollars le gallon, la pression sur l'administration américaine est palpable. Les marchés espèrent un accord rapide avant les élections".
Les marchés américains, quant à eux, pourraient ouvrir en baisse, selon les tendances observées sur les marchés à terme (Dow Jones -0,02 %, S&P 500 -0,37 %, Nasdaq -0,85 %). Ils attendent également les chiffres de l'inflation d'avril.
Sur le devant de la scène, l'action du vendeur de jeux vidéo GameStop a chuté de 3,80 % après qu'eBay a refusé une offre d'achat à 55,5 milliards de dollars.
En Europe, la tendance était à la baisse, avec des indices allant de Paris (-0,62 %) à Milan (-0,80 %), en passant par Francfort (-1,07 %) et Londres (-0,43 %).
Les analystes commencent à douter de la solidité de l'optimisme sur les marchés. Andreas Lipkow de CMC Markets note : "Les baisses des prix de l'énergie, conjuguées à l'atteinte d'un point haut dans le secteur des semi-conducteurs et à de potentielles préoccupations inflationnistes, pourraient influencer le marché".
Les taux d'emprunt au Royaume-Uni continuent d'augmenter, avec le rendement des obligations à 10 ans atteignant 5,1 % (+10,4 %) et celui à 30 ans 5,78 % (+11,30 %).
Les appels à la démission de Keir Starmer, Premier ministre britannique, se multiplient suite à sa récente défaite électorale. Kathleen Brooks souligne que "le marché obligataire réagit non seulement aux possibles changements de direction, mais aussi à l'identité potentielle du successeur".
Anna Macdonald, directrice des stratégies d'investissement chez Hargreaves Lansdown, déclare que cela pourrait impliquer que les investisseurs, dont 25 à 30 % sont étrangers, exigent une prime de risque plus élevée.
En ce qui concerne le marché obligataire européen, le rendement des Bunds allemands à 10 ans a également augmenté, atteignant 3,08 % comparé à 3,03 % la veille, tandis que l'équivalent français a grimpé à 3,71 % contre 3,65 % auparavant.
Les créanciers anticipent des risques inflationnistes qui pourraient diminuer la valeur réelle de leurs actifs.







