Avant de démarrer tout projet de construction, il est crucial de procéder à une étude de sol. Cette étape détermine le type de fondation adapté, incluant la nécessité d’un vide sanitaire.
Le vide sanitaire joue un rôle fondamental en isolant la maison des remontées d’humidité, garantissant ainsi sa durabilité et le confort de ses occupants. Quand est-il indispensable et quelles solutions existent en alternative ? Voici quelques éclaircissements.
Définition d'un vide sanitaire
Un vide sanitaire est un espace d’air situé sous le plancher d'une maison, principalement conçu pour empêcher les remontées d’humidité. Il peut couvrir l’intégralité ou une partie de la surface de l’habitation. Ce vide est créé par l’élévation de parpaings ou de briques formant une base sur laquelle repose le plancher. Le rez-de-chaussée est ainsi surélevé d'au moins 10 centimètres. La hauteur du vide sanitaire peut varier de 20 cm à 1,80 mètre.
Bien que cet espace ne soit pas nécessairement accessible, il est judicieux qu'il le soit pour faciliter d'éventuelles réparations. Ce vide doit être ventilé grâce à des bouches d’aération, qui doivent être protégées pour éviter l'entrée des animaux. La ventilation est régie par des normes légales, stipulant que la surface totale des ouvertures doit correspondre à au moins 0,05 % de la superficie du vide.
À noter : le vide sanitaire ne fait pas partie de la surface habitable, tout comme les combles non aménagés ou les sous-sols.
Fonctions du vide sanitaire
Le vide sanitaire renforce la résistance d’un bâtiment et améliore son confort. En tant qu'isolant, l'air qu'il contient joue un rôle clé dans la protection contre l’humidité, en évacuant l'eau présente dans le sol et en contribuant à l'isolation thermique. De plus, cet espace peut permettre le passage des canalisations, apportant ainsi une praticité supplémentaire.
Obligation d'un vide sanitaire dans la construction
Bien que son installation ne soit pas une exigence obligatoire, un vide sanitaire devient crucial sur des sols argileux ou sujets à des gonflements, et recommandé dans les zones sismiques et celles à forte concentration de radon. Ce gaz, en raison de son potentiel danger pour la santé, nécessite une ventilation adéquate pour réduire sa présence dans la maison. Un vide sanitaire bien aéré peut ainsi contribuer à limiter les risques sanitaires liés au radon.
À savoir : les garanties des matériaux de construction peuvent être conditionnées par l'existence d’un vide sanitaire. De plus, une maison disposant déjà d'un sous-sol n’a pas besoin de ce dispositif.
Alternatives au vide sanitaire
Dallage terre-plein
Lorsque le vide sanitaire n'est pas requis par l'étude du sol, il peut être remplacé par un dallage sur terre-plein. Cette structure assure la stabilité de l'habitation et l’isole thermiquement tout en prévenant les remontées d'humidité. On distingue le dallage flottant, désolidarisé par un joint isolant, et le dallage solidarisé, plus complexe à mettre en œuvre.
Radier
Le radier, fondation en béton armé, est utilisé pour des sols peu résistants. Ce système, tout comme le vide sanitaire, offre une bonne isolation thermique, surtout en été, bien qu'il soit moins efficace en hiver. Ce type de fondation est déconseillé sur des sols argileux.







