L'épargne retraite connaît un regain d'intérêt grâce à l'introduction du PER, qui met en lumière l'importance d'épargner pendant sa vie professionnelle pour constituer un capital au moment de la retraite.
Le PER va au-delà de la simple épargne, offrant des avantages de défiscalisation en soutenant l'économie, ainsi que des options pour la transmission de patrimoine et le financement de projets personnels. Trouver un contrat attractif en termes de frais, de gestion et de performance peut s'avérer difficile. C'est là qu'intervient le courtier en PER. Quels sont ses rôles et ses avantages pour les épargnants ? Quelle est la fourchette budgétaire pour ses services ? Décryptage.
Les organismes autorisés à proposer un PER
Seules trois catégories d'entités sont habilitées par l'État pour créer et gérer les PER : les sociétés d'assurance, les mutuelles, et les institutions de prévoyance. Toutefois, divers acteurs comme les banques, les gestionnaires d’actifs, et même des courtiers peuvent commercialiser ces produits. Le choix de l'organisme dépendra des attentes individuelles et du type de PER souhaité.
- Établissement financier : Propose généralement un PER individuel d'investissement, intégrant des placements variés. Certaines banques mutualistes offrent également des options mixtes.
- Gestionnaire d’actifs : Ces sociétés gèrent des investissements de tiers, visant à optimiser le rapport risque/rendement.
- Organisme d’assurance : Préfère souvent le PER sous forme de contrat d’assurance-vie retraite avec des options de fonds en euros et d'unités de compte.
- Mutuelle : En tant qu'acteur à but non lucratif, elle propose des PER individuels d’assurance dans le cadre des garanties de retraite.
- Institut de prévoyance : Offrant des contrats collectifs, ils gèrent divers risques et proposent des PER individuels d’assurance de groupe.
- Courtier : Intermédiaire clé, il dispose d'une large gamme d'options PER, certains se spécialisant dans des types particuliers plus performants.
Qui est le courtier en PER ?
Un courtier est un professionnel agréé qui facilite les transactions entre acheteurs et vendeurs. Spécialisé dans le domaine des PR, il agit dans l'intérêt de l'épargnant plutôt que des institutions financières. Ce professionnel s'efforce de rendre les informations accessibles et compréhensibles, aidant ainsi les clients à naviguer dans les complexités des placements financiers.
Le rôle du courtier inclut l'évaluation du profil de l'investisseur, la comparaison détaillée des différentes options PER et l'analyse des conditions de souscription. Il est également tenu de conseiller objectivement ses clients, d'évaluer les risques et de s'assurer que les frais sont transparents et raisonnables.
Les avantages de faire appel à un courtier en PER
Engager un courtier peut s'avérer judicieux pour plusieurs raisons :
- Définition du profil d'investisseur : Il réalise un bilan patrimonial pour mieux cerner la capacité d'épargne et les objectifs du client.
- Sélection des investissements : Suite à l'analyse du profil, il choisit les supports d'investissement les plus adaptés, équilibrant entre fonds en euros et unités de compte.
- Gestion du PER : Le courtier conseille sur le mode de gestion le plus approprié, que ce soit une gestion libre, automatisée ou déléguée.
- Analyse des frais : Chaque PER comporte des frais, et le courtier explique les différents coûts et aide à évaluer ce qui est raisonnable selon le profil d'investisseur.
En somme, un courtier permet à l'épargnant de gagner du temps et de l'argent, tout en offrant une expertise adaptée et des conseils impartiaux.
Coût des services d’un courtier en PER
Le courtier en PER peut être rémunéré de deux manières :
- Commissions : L'organisme ou l'épargnant verse une commission au courtier pour chaque PER souscrit, généralement un pourcentage lié à la valeur de l'opération.
- Honoraires : Des frais que l'épargnant paie pour les services et l'expertise fournis.
Typiquement, le courtier présente un devis que le client devra signer. Et, bien que le courtier soit généralement payé par l'épargnant, dans certains cas, il peut également être rémunéré par l'organisme financier, surtout s'il agit comme apporteur d’affaires.
Enfin, afin de minimiser les conflits d'intérêts, il est préférable de rémunérer directement le courtier par le client. Cela garantit que ses conseils sont centrés sur l'intérêt de l'épargnant plutôt que sur ses propres gains.







