Une récente étude américaine soulève des doutes sur les prétendues vertus antidépresseurs du chocolat. Selon les chercheurs, ses effets réconfortants pourraient être simplement psychologiques.
Traditionnellement perçu comme un allié pour le moral, le chocolat est souvent loué pour sa richesse en magnésium, ainsi que pour ses composés tels que la tyramine et la phényléthylamine, qui sont censés stimuler le cerveau en favorisant la libération de neurotransmetteurs. Pourtant, les résultats de cette étude menée par des scientifiques de l'Université du Minnesota jettent une ombre sur ce postulat.
Aucun aliment n'est plus réconfortant qu'un autre
Pour analyser cet impact, les chercheurs ont convié une centaine de participants à visionner des films générant de l'angoisse. Après la projection, certains ont reçu une importante portion de chocolat, d'autres ont été offerts des aliments jugés agréables mais sans caractéristiques réconfortantes marquées. Certains participants n'ont même rien reçu. Chacun d'eux a ensuite rempli un questionnaire sur leur état d'esprit. Le constat est surprenant : une amélioration de l'humeur a été notée quel que soit le type d'aliment consommé. Ces résultats portent à croire qu'aucun aliment ne se démarquerait en termes de réconfort, y compris le chocolat.
La Professeure Traci Mann, qui a dirigé la recherche publiée dans la revue Health Psychology, souligne que les qualités antidépresseurs attribuées au chocolat étaient peut-être un moyen de justifier des choix alimentaires souvent critiqués. "La consommation de chocolat n'engendre aucun effet biochimique, mais elle exerce effectivement un impact psychologique," conclut-elle.







