Pratique de plus en plus courante, le jeûne intermittent suscite de nombreuses interrogations, notamment sur ses effets cognitifs. Des chercheurs affirment qu'il n'est généralement pas nuisible à la performance mentale, sauf dans certaines circonstances. Voici ce que vous devez savoir.
Le jeûne intermittent consiste à alterner des périodes de jeûne avec des périodes de prise alimentaire, souvent limitées entre 12 et 16 heures. Cela permet à notre système digestif de se reposer tout en offrant à l'organisme la possibilité de puiser dans ses réserves énergétiques. Par exemple, il pourrait impliquer de sauter le petit-déjeuner en dînant à 20h et en reprenant une alimentation au déjeuner du lendemain. Une autre méthode consiste à omettre le dîner, ce qui est souvent recommandé par les médecins.
Trois cas où le jeûne peut impacter vos performances
Une récente méta-analyse parue dans Psychological Bulletin a regroupé les résultats de 3 484 participants et a mis en lumière que, dans l'ensemble, les performances cognitives des jeûneurs ne différaient pas significativement de celles de leurs homologues nourris traditionnellement. Cependant, trois facteurs peuvent influencer ce constat :
- L'âge : Les enfants et adolescents se montrent plus vulnérables aux effets du jeûne, leurs performances cognitives se dégradant quand ils sautent des repas. Leur cerveau, en période de développement, nécessite des apports nutritionnels réguliers pour fonctionner efficacement.
- L'heure du jeûne : Les performances cognitives peuvent varier selon le moment de la journée. En effet, les tests passés plus tard tendent à révéler une baisse de performance, bien que les jeûneurs de longue durée puissent bénéficier d'une source d'énergie stable grâce aux cétones.
- Le type de test : Les tâches cognitives liées à la nourriture peuvent perturber ceux qui jeûnent, rendant plus difficile la concentration par rapport à des tests plus neutres.
Famine vs. distraction : la vérité sur la concentration
Il est important de dissiper le mythe selon lequel le jeûne engendre une confusion mentale. Ce que les médecins observent, c'est un niveau de distraction plus élevé. En réalité, notre cerveau n'est pas conçu pour ignorer la faim, il réagit en cherchant à s'alimenter. Une étude publiée dans Nature révèle que la sensation de faim provient de neurones spécifiques qui nous incitent à manger pour stopper l'inconfort. Ainsi, durant le jeûne, cette lutte peut entraîner une légère perte de concentration.
Si vous hésitez à adopter le jeûne intermittent par crainte de nuire à vos capacités cognitives, rassurez-vous : il ne devrait pas affecter vos performances. Toutefois, restez vigilant, surtout si vous travaillez dans un environnement où la nourriture est facilement accessible. Le jeûne intermittent est également déconseillé aux jeunes. N'oubliez pas de consulter votre médecin si vous avez des doutes sur sa pratique.







