Le séneçon du Cap (Senecio inaequidens) et le séneçon de Jacobée (Jacobaea vulgaris, syn. Senecio jacobaea) sont deux espèces bien connues du genre Senecio, qui comprend plus de 1000 espèces à travers le monde. Généralement dangereuses pour la consommation humaine et animale, toutes les parties de ces plantes sont toxiques.
Bien que certaines espèces de séneçons soient prisées pour leur aspect ornemental, comme le séneçon en arbre Sunshine (Brachyglottis 'Sunshine'), d’autres sont reconnues pour leur nature envahissante.
Le séneçon du Cap (Senecio inaequidens)
Originaire d'Afrique du Sud, le séneçon du Cap a été introduit en Europe à la fin du XIXème siècle, notamment via des ballots de toison de moutons. Il s'est rapidement répandu grâce aux industries de délainage de Mazamet et de Calais, propulsant ainsi sa propagation sur tout le territoire français.
This biennale mesurant entre 30 et 80 cm de hauteur, se caractérise par ses feuilles étroites et ses capitules jaune citron, qui apparaissent de juin jusqu'à l'automne. Cette plante produit des akènes, dont la dissémination est facilitée par le vent et les animaux. Bien qu’elle soit une plante relativement courte de vie, sa capacité à germer rapidement, jusqu'à deux ans après, lui permet de coloniser efficacement les sols dégradés.
Le séneçon du Cap prospère dans divers habitats, des vignobles aux prairies, en passant par les terrains perturbés. Sa toxicité pose également un problème pour les éleveurs, car elle contient des alcaloïdes dangereux pour les animaux qui en consomment.
Le séneçon de Jacobée (Jacobaea vulgaris)
Appelé aussi Herbe de Saint Jacques, le séneçon de Jacobée est une vivace herbacee bien adaptée aux rigueurs du climat français. Il se reconnaît à sa hauteur variant de 0,4 à 1,8 mètre, avec des tiges dressées et des feuilles lobées.
Les fleurs jaunes apparaissent de juin à octobre, formant des capitules attirant divers pollinisateurs. Comme son homologue, cette plante est également dangereuse pour les animaux, contenant des alcaloïdes pyrrolizidiniques qui peuvent provoquer des intoxications.
Le séneçon de Jacobée colonise aisément les friches, bords de chemins et autres zones perturbées, mettant ainsi en péril les espaces naturels sensibles.
Comment gérer la prolifération des séneçons ?
Pour limiter l'implantation de ces plantes, il est crucial de maintenir un couvert végétal sur les sols. L’utilisation de paillage et de semences d’engrais verts peut aider à prévenir leur colonisation.
En complément, il est recommandé d’arracher régulièrement les séneçons et de les faucher avant qu'ils n'entrent en fructification. Bien que certaines chenilles de papillons comme la Goutte de sang (Tyria jacobaeae) s’en nourrissent, elles ne suffisent pas à contrôler leur prolifération.







