Ce jeudi matin à 8h15, les parents d'élèves se rassemblent devant l'école de Mourvilles-Hautes, située au sud de Toulouse. Dans cette petite localité, l'une des deux classes de l'établissement est à nouveau menacée de fermeture pour la rentrée prochaine. Ce scénario se répète pour la quatrième année consécutive, suscitant l'inquiétude chez les parents et les élus qui réclament des solutions durables.
Un cadre d'apprentissage de qualité
L'école, idéalement située près de l'église et de la mairie, offre un environnement agréable. "Les enfants peuvent jouer dans le pré à la récréation. Peu d'écoles proposent un tel cadre", témoignent Francis Marty et Katherine Girault, adjoints au maire. Cette philosophie de petite classe séduit de nombreux parents, comme Marta, mère de jumeaux : "Nous avons déménagé exprès pour une petite école", exprime-t-elle. Avec seulement 32 élèves répartis entre deux classes de CE1 à CM2, l'école est très appréciée. Les parents témoignent de leur désir d’un enseignement de qualité : "J’aspirais à une école à taille humaine pour mon fils".
Cependant, il y a un peu plus d'un mois, la mairie a reçu un appel du rectorat annonçant qu’une nouvelle fermeture était envisagée, une nouvelle incompréhensible pour ces parents. "On nous dit que la classe sera maintenue si les effectifs restent stables, ce qui est le cas, mais cela ne suffit pas", se plaint Julie, mère d'un élève.
Trouver un terrain d'entente
Pour Francis Marty, cette annonce constitue un véritable danger pour la vitalité du village : "C'est la mort du village. Les futurs habitants nous questionnent sur l’existence d'une école. Si nous répondons qu’il n’y en a pas, ils s’en vont". En réponse à cette menace, la commune de Mourvilles-Hautes demande une année supplémentaire au rectorat pour envisager des solutions. Claude Morin, le maire de Vaux, a proposé de récupérer l'une des classes et d'éventuellement installer des préfabriqués pour accueillir davantage d’élèves.
Les parents, quant à eux, souhaitent que des actions concrètes soient mises en place. "Nous voulons des réponses et des solutions pour nos enfants, peu importe les rivalités locales", concluent Julie et Marie. Ils ont même demandé à rencontrer la Direction des services départementaux de l'Éducation nationale (DSDEN), qui a accepté d’écouter une délégation la semaine prochaine. Le rectorat n’a pas encore réagi aux sollicitations.







