La tension monte en Creuse, où les récentes annonces de l'inspecteur d'académie sur la carte scolaire suscitent une mobilisation intense parmi les parents et élus. Au total, sept classes risquent de fermer, et les acteurs locaux s'unissent pour exprimer leur désaccord. À Genouillac, la situation a pris une tournure spectaculaire : six tracteurs ont bloqué l'entrée de l'école, symbolisant la détermination des parents à lutter pour l'éducation de leurs enfants.
Des niveaux surchargés ?
« On a l'impression que nos enfants ne sont que des chiffres », se désole Karine Bocquet, une mère d'élève à Genouillac. La fermeture des classes s'accompagne d'une volonté de regrouper des élèves de différents niveaux, causant une surcharge dans les classes. À Crocq, par exemple, la suppression d'une classe élémentaire entrainerait la formation de classes à triple niveau, une situation jugée inacceptable par les parents.
Les occupations d'école à Genouillac, Crocq et Vallière révèlent une impasse : la carte scolaire a été présentée à peine quelques jours avant les vacances, ce qui complique la mobilisation des parents. Julien Bregaint, représentant de la FCPE en Creuse, souligne que « apprendre le jeudi l'imminente perte d'une classe empêche une mobilisation efficace ».
Par ailleurs, le prochain rendez-vous concernant la carte scolaire est prévu le 20 avril, le jour même de la rentrée des classes en Creuse. « Cela ne nous laisse pas le temps d'agir », regrette Julien Bregaint. Il convient de noter que malgré ces fermetures, le projet actuel de la carte scolaire inclut trois ouvertures de classe, mais le sentiment général est celui d'une profonde injustice.







