Une délégation de la Coordination rurale de l’Aude a remis un courrier de doléances au préfet ce mercredi 18 mars, réclamant un prix plafond pour le gazole non routier, dont le coût a fortement augmenté depuis le début du conflit en Iran.
"Nos trésoreries vont s'effondrer." Lydie Oberti, secrétaire générale de la Coordination, exprime l'inquiétude grandissante parmi les agriculteurs. "Nous avons constaté une hausse de plus de 400 € pour 1 000 litres", indique Florian Sastre, responsable élevage à la CR.
Ce matin, une petite délégation du syndicat agricole a mené une action symbolique devant la préfecture de Carcassonne avant de déposer leur courrier. "Nous voulons un prix plafond. Il est essentiel que l'État prenne en charge cette augmentation au niveau des taxes qui lui incombent", souligne Oberti. "Cette situation pourrait nous conduire à la faillite", s'inquiète Sastre. "La flambée des prix du gazole non routier est un immense défi. Les tarifs des produits tels que l’agneau ou dans la filière chevaline baissent, tandis que nos coûts continuent de grimper. Cela dépasse l'agriculture; nous avons besoin du soutien de l’ensemble des citoyens."
Les craintes concernant l'accord Mercosur planent également. "Cette crise pourrait ouvrir la porte à des importations de viande à moindre coût en provenance du Brésil. Cependant, le Mercosur ne palliera pas les difficultés rencontrées par l'agriculture française."
La situation actuelle est donc d'une gravité telle qu'elle appelle une mobilisation générale. Les agriculteurs considèrent que des mesures concrètes doivent être prises pour éviter une catastrophe économique dans le secteur agricole français.







