Depuis trois ans, la cuisine centrale du Groupement d’intérêt public (GIP) de Mende a réorganisé sa restauration collective pour optimiser la gestion des ressources. Chaque jour, huit cuisiniers s'affairent à concocter près de 1 500 repas destinés aux écoles, crèches, hôpital et plusieurs EHPAD de la région. Parmi les réformes notables, l’introduction d’un menu unique remplace une douzaine de choix antérieurs. "Cela nous permet de mieux travailler les produits et de simplifier la production", partage David Morelières, directeur de la cuisine centrale.
La démarche comprend également le pesage et le calibrage rigoureux des repas pour ajuster les portions servies. Un audit annuel et des enquêtes auprès des convives permettent d’affiner l’offre. Ainsi, le gaspillage alimentaire a chuté de 180 grammes à 63 grammes par plateau en l’espace de trois ans, une réussite saluée dans le cadre d'initiatives similaires à travers la France.
Des économies réinvesties dans les produits locaux
Cette réduction des déchets a permis de réinvestir les économies réalisées dans la qualité des ingrédients. La cuisine centrale travaille désormais avec 18 producteurs locaux, un engagement qui favorise l'économie régionale. De plus, la proportion de produits bio a grimpé de 3 % à 21 % en l'espace de trois ans, renforçant l'accent mis sur une alimentation plus saine et durable.
Cette transformation suscite l'intérêt de nombreux acteurs du secteur. Jean-Pierre Gillaume, expert en alimentation durable, souligne que "la relocalisation des approvisionnements et la réduction du gaspillage sont deux axes complémentaires qui devraient inspirer d'autres collectivités". Les résultats obtenus à Mende pourraient servir de modèle pour des initiatives similaires ailleurs en France, comme l'indique un rapport du Ministère de l'Agriculture, plaidant pour la sensibilisation sur ces bonnes pratiques.







