Une nouvelle vague de mobilisation agricole a émergé à Albi, près du rond-point de l'Arquipeyre sur la RN88. Une quinzaine de tracteurs, accompagnés par les forces de l'ordre, se sont rassemblés pour revendiquer des changements urgents.
Suite à la levée du blocage de la RN88 le 24 décembre, où la Coordination Rurale du Tarn avait déjà annoncé son intention de revenir sur le terrain en ce début d'année 2026, les agriculteurs sont passés à l'action ce lundi 5 janvier. À peine quelques jours après les fêtes, ils ont pris la route, transportant des bennes pleines de pneus et de lisier, arrêtant leurs machines aux abords de la RN88, près de Leclerc de Lescure-d’Albigeois.
Cette mobilisation intervient alors que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, rencontre des représentants syndicaux agricoles. Un contexte déjà tendu avec l'accord de l'UE sur le Mercosur qui se profile à l'horizon. Dans le Tarn, la campagne de vaccination contre la dermatose nodulaire bat son plein, facteur de préoccupation considérable pour les agriculteurs concernés.
Actions à la Prèfecture
Les agriculteurs prévoient de se diriger vers la Préfecture pour "mettre la pression" avant un rendez-vous crucial entre le Premier ministre et les représentants de la Coordination Rurale. De nombreux agriculteurs envisagent même de se rendre à Paris le lendemain, suite à un appel lancé par le président national du syndicat. Ceux qui ne peuvent pas rejoindre la capitale se dirigent vers Toulouse dès mercredi, renforçant ainsi la détermination des agriculteurs à être entendus.
La récente mobilisation sur la rocade d'Albi a été marquée par des incidents qui ont conduit le préfet à porter plainte pour dégradations sur la chaussée. Dans un article de France Bleu, cet incident a souligné les tensions croissantes entre les agriculteurs et les autorités, mettant en lumière les enjeux agricoles complexes auxquels la France fait face aujourd'hui.
La Coordination Rurale, leader dans cette lutte, rappelle l'importance d'une agriculture durable et économiquement viable, pointant du doigt les politiques nationales qu'elle juge défavorables aux agriculteurs. Le président de cette association a souligné : "Nous ne pouvons pas exercer notre métier si les conditions ne s'améliorent pas !" Dans un environnement déjà difficile, leurs voix s'élèvent pour un futur meilleur, alors que le monde agricole fait face à des défis sans précédent.







