La maternité de la clinique Navarre à Pau ne rouvrira pas ses portes avant lundi prochain. L’Agence régionale de santé (ARS) a décidé de prolonger le "plan rose", mis en place suite à un mouvement de grève débuté en début de semaine par une partie du personnel. Dans cette situation, les femmes enceintes sont redirigées vers l’hôpital de Pau pour leurs accouchements.
La décision de l’ARS reflète une réalité préoccupante : malgré des réquisitions pour garantir l'ouverture de la maternité, les effectifs disponibles restent insuffisants pour assurer la sécurité des patientes et des nouveau-nés. Selon Alain Guinamant, directeur départemental de l’ARS pour les Pyrénées-Atlantiques, "les conditions de sécurité de prise en charge n'étaient pas réunies". Il ajoute : "Lorsqu'il manque une sage-femme, par exemple, la sécurité des femmes, que ce soit en salle d'accouchement ou dans les suites de couches, est compromise. Il n'est pas question de prendre un tel risque".
Éviter une ouverture-fermeture du service
Pour l’ARS, l'enjeu est clair : éviter un "effet yoyo" où la maternité rouvrirait puis refermerait faute de personnel suffisant. Cette approche vise à stabiliser le fonctionnement du service tout en respectant des normes strictes régissant les maternités. Pendant ce temps, les services de l'hôpital de Pau s'organisent pour absorber ce flux supplémentaire de patientes.
D’autres maternités prévenues en cas de besoin
Les responsables de l'ARS ont également informé les autres maternités de la région, y compris celles de Bayonne, Saint-Palais et Mont-de-Marsan, au cas où la situation deviendrait critique à Pau. Alain Guinamant précise : "Notre objectif est de garantir que l'hôpital de Pau puisse faire face à l'afflux des patientes, tout en refusant de compromettre la sécurité des femmes et des enfants". Le mouvement de grève à la clinique Navarre est actuellement prévu jusqu'au 30 juin, avec une possibilité de prolongation si la situation ne s'améliore pas.







