«Nous avons réussi à convaincre un investisseur français de grande envergure», a déclaré Sophie Binet lors d’un rassemblement de soutien aux employés de Fibre Excellence, un important producteur de pâte à papier.
La secrétaire générale du syndicat CGT a lancé un appel urgent, affirmant que «l'État doit répondre présent pour sauver ce fleuron industriel». À l'heure où Matthieu Pigasse, notoire banquier d’affaires, manifeste un intérêt pour appuyer la reprise de l’entreprise, la pression monte pour que l'État se montre réactif.
Binet a insisté sur les efforts considérables fournis pour écarter les menaces de liquidation, affirmant : «Nous avons dérouté le scénario de liquidation qui se dessinait. Maintenant, il est crucial que l'État facilite cette reprise en levant les conditions suspensives». Les usines de Saint-Gaudens, Tarascon et Chapelle Darblay sont dans une situation précaire, exacerbée par des hausses de prix sur le marché du bois, causant des pertes importantes.
Avec l'appui inattendu de Pigasse, qui a un ancrage local fort dans la région, le moral des employés semble s’améliorer. Sébastien Oustric, un des leaders syndicaux, a exprimé son optimisme, déclarant : «C'est un capitalisme modéré que nous savons apprécier. Il valorise le 'made in France'.» Une réunion sera organisée rapidement pour formaliser l'offre de reprise, a confirmé Carole Delga, présidente de la région Occitanie, soulignant que l'engagement de Pigasse reste à peaufiner.
Avec 670 employés directs, Fibre Excellence joue un rôle crucial pour des milliers d'emplois indirects, notamment dans l'industrie forestière. Sophie Binet a souligné que Pigasse a été «facile à convaincre», son intérêt étant tourné vers un projet qui a du sens tant industriel que social. Delga a ajouté : «Il se concentre sur la France qui produit, et il connaît bien la région, ce qui renforce notre confiance en l’avenir de l'entreprise».







