En 1999, Leyla Doriane, choriste sur le célèbre titre "Au Café des délices", a décidé de s'exprimer à travers le magazine Elle sur des événements tragiques qu'elle a vécus : elle accuse Patrick Bruel de violences sexuelles, une déclaration qui relance le débat sur le pouvoir des célébrités dans l'industrie musicale.
Une invitation professionnelle au drame
Tout semblait prometteur lorsque Leyla a enregistré son premier morceau avec Bruel. Elle se souvient d’un moment de créativité et de respect. Toutefois, une invitation à poursuivre le projet chez lui à Neuilly a été le tournant tragique de cette expérience. "Je pensais que nous étions des collègues, engagés dans un projet commun!", confie-t-elle.
Mais la situation a basculé. Après avoir proposé une boisson, Patrick Bruel a disparu un moment et est revenu vêtu d'un simple slip rouge. Leyla, horrifiée, explique qu'elle a immédiatement ressenti un malaise : "Je lui ai dit que je n'étais pas intéressée". Cette image troublante renvoie à d'autres témoignages de masseuses qui, en 2019, avaient également signalé des comportements inappropriés de la part du chanteur.
"Je suis choquée, mal à l'aise... C'est une scène dont je me souviendrai toujours".
Une agression et une méprise des droits
Malgré son refus clair, Leyla affirme que Bruel a insisté et a tenté de l'embrasser de force : "Il m'a dit que des femmes rêveraient d'être à ma place". Ses paroles révèlent sa volonté de minimiser son opposition.
Le choc ne s'arrête pas là. En consultant le livret du CD, elle découvre une inexactitude dans son nom, avec simplement un "Merci à Leïla pour sa lumière". Ce détail insignifiant pour certains représente une souffrance profonde pour elle. "Je chante sans rémunération, je cède mes droits... et je n’ai même pas mon nom d’artiste complet!", conclut-elle avec une amertume palpable.
Les propos de Leyla Doriane rejoignent les préoccupations de nombreux acteurs de l'industrie musicale en France, où le sentiment de vulnérabilité face aux célébrités continue de prévaloir. L’opinion publique, notamment sur les réseaux sociaux, montre une solidarité croissante envers les victimes d'agression sexuelle, rendant ces révélations encore plus poignantes.







