«Pour la première fois en 14 ans, je fais face à un déficit...
Éric Nuevo, propriétaire de l'hôtel La Résidence, se trouve dans une situation précaire. Il n'est pas le seul à faire face à ces difficultés. À l'hôtel des Remparts, Christophe Bécart partage une réalité similaire : “Je parviens encore à m'en sortir, mais difficilement.” Au total, les trois hôteliers rencontrent des baisses de chiffre d'affaires alarmantes, certains signalant jusqu'à 15% de pertes cette année.
Aux Platanes, Nicolas Vidroc, en activité depuis 2022, confie : “Si la tendance continue, je risque de devoir déclarer faillite.”
Les hôteliers citent souvent les locations Airbnb comme un facteur aggravant. Alicia Ho, directrice de l'office de tourisme de Vallée du Lot et Garonne, souligne qu'il y a actuellement 130 logements répertoriés sur ces plateformes, dont 42 au cœur de Villeneuve.
Un marché en mutation
Christophe Bécart agit sur les réseaux sociaux mais avoue que cela n'augmente pas sa rentabilité. “Les clients préfèrent désormais des options moins chères, ce qui impacte aussi la restauration,” souligne-t-il.
Avec l'instauration du permis de louer, récemment mis en place, le marché immobilier a changé. “Nous notons une augmentation des offres de locations saisonnières chaque mois,” déclare Nicolas Vidroc. Les nouveaux propriétaires semblent privilégier les bénéfices plus élevés des locations saisonnières, souvent au détriment de la réglementation.
“Chaque année, nous assistons à des vacanciers désorientés, qui ont réservé des logements inexistants,”
Notez que des lois entrées en vigueur en mai pourraient mettre un frein aux locations saisonnières. Des experts prédisent que ces changements pourraient inciter certains à revenir vers des locations à long terme. En attendant, les hôteliers tentent de garder le cap dans un environnement de plus en plus concurrentiel.







