Après l'instauration des cours d'éducation physique et sportive, l'éducation à la vie affective et relationnelle (EVAR) fait son apparition, visant à toucher les élèves de la maternelle au CM2. Cependant, les critiques, comme Didier Lemaire, soulignent que cette initiative ne résoud pas la réelle problématique de la baisse des niveaux scolaires et de l'accroissement des inégalités.
Dans un système éducatif démocratique, l'école a pour mission d'instruire afin de permettre à chaque individu de s'émanciper de ses origines. Ce principe devrait impliquer une préparation à devenir non seulement des citoyens responsables, mais aussi des individus autonomes. Pourtant, depuis le 6 février 2025, l'école semble prioriser le bien-être affectif et social des élèves, au détriment de l'acquisition des savoirs fondamentaux.
Le programme d'EVAR vise à enseigner aux enfants à :
- Se comprendre et évoluer avec leur corps
- Établir des relations saines avec autrui
- Se positionner dans la société
- Construire leur autonomie et leur responsabilité
Certains, comme l'Académie de Montpellier, défendent cette initiative en affirmant qu'elle aide les enfants à se connaître et à s'exprimer. Une capsule vidéo présentée par l'académie insiste sur l'importance d'apprendre à dire « non » et de nommer ses émotions, prônant une approche inclusive et respectueuse.
Une confusion des rôles ?
Cependant, cette approche soulève des interrogations. La redéfinition de la mission scolaire semble floue : au lieu de se focaliser sur la transmission de connaissances, l'école pourrait se transformer en gardienne des normes sociales. Utiliser des termes comme « enfant » au lieu d'« élève » ajoute à cette impression d'une institution plus préoccupée par le bien-être des élèves que par leur instruction.
Dans cette discussion, certaines voix critiques évoquent les dangers d'un projet qui pourrait plutôt refléter des préjugés sociopolitiques que des aspirations éducatives réelles. Entre l'idéologie et l'enseignement, où se situe la frontière ? Autour de cette question, les débats s'intensifient alors que l'éducation nationale navigue dans des eaux de plus en plus troubles, entre ambition pédagogique et préoccupations d'ordre moral.
Alors que les enjeux liés à l'éducation sont plus que jamais d'actualité, les éducateurs et responsables politiques doivent réfléchir aux véritables objectifs de l'enseignement. Ce n'est qu'ainsi que l'on pourra remettre l'école sur la bonne voie et garantir l'égalité des chances pour tous les élèves.







