La grève des ambulanciers hospitaliers à Toulouse prend une nouvelle ampleur. Après près d'un mois de mobilisation, ils appellent à manifester devant l'Agence régionale de santé Occitanie ce jeudi 4 juin à 9 heures, exprimant leur désespoir face à la dégradation de leurs conditions de travail.
Ces ambulanciers, en grève illimitée depuis le 11 mai, exigent un changement radical, incluant une reconnaissance officielle de leurs missions et une mise à jour de leur fiche de poste. Ils réclament également le renforcement des effectifs, l'attribution d’indemnités spécifiques et une évaluation des conditions de travail qui tiennent compte de la pénibilité physique et psychologique de leur métier.
« Nous ne transportons pas seulement des patients, nous gérons aussi la violence et la mort », déclarent-ils dans un communiqué. Au quotidien, ils effectuent des transferts entre différents sites hospitaliers, intervenant dans des conditions très exigeantes telles que la psychiatrie, la médecine nucléaire et pour le SAMU.
Nouvelle étape dans la grève
Face à la stagnation des négociations et au mépris qu'ils ressentent, ils ont décidé d'interpeller directement l'ARS, basée chemin du Raisin à Toulouse. Dans leur communiqué, ils soulignent : « L'Agence ne peut rester observatrice de la détérioration des conditions de travail au sein du premier hôpital de la région. Elle doit jouer un rôle régulateur pour garantir la qualité du service public hospitalier. »
Les ambulanciers appellent tous les personnels hospitaliers – soignants, agents de la fonction publique hospitalière, mais aussi les citoyens – à se joindre à leur mouvement de demain. « Ce conflit révèle un malaise profond dans une partie de l’hôpital public : la méconnaissance des métiers du soin indirect, le manque de moyens et les disparités de traitement entre établissements », affirment-ils.
Ce mouvement, qui n'est pas isolé, trouve un écho dans plusieurs établissements de la région, où de nombreux travailleurs de la santé affichent leur soutien. Des organisations comme la CGT et Sud Santé ont également pris position, soulignant la nécessité d'une réforme globale du système de santé en France.
Alors que la pression sur le corps médical et paramédical augmente, la lutte des ambulanciers du CHU de Toulouse devient emblématique de la crise qui touche l'hôpital public français.







