Le samedi 30 mai, Montpellier a accueilli plus de 5.000 personnes, mobilisées pour dénoncer le projet de loi RIPOST, une loi qui renforce la répression des rave parties. Ce rassemblement s'inscrit dans un mouvement national, avec des manifestations similaires dans une trentaine de villes en France, orchestrées par le collectif Tekno Anti Rep.
Slogans tels que "Mort à la répression, vive les caissons" et "La fête doit rester libre" ont résonné à travers la foule, révélant une profonde aspiration à la liberté dans l'organisation de ces événements musicaux non commerciaux, généralement sans billetterie officielle. Les participants ont exprimé leur inquiétude face aux implications de la loi RIPOST, qui, adoptée par le Sénat le 26 mai, introduit de nouvelles mesures sévères pour la prévention et la répression des rave parties.
Les dispositions de cette loi incluent la création de nouveaux délits, la confiscation obligatoire du matériel utilisé lors de ces rassemblements, ainsi que la saisie de véhicules. De plus, elle renforce le pouvoir d'intervention des forces de sécurité, autorisant l'utilisation de caméras corporelles et de drones.
La préfecture de l'Hérault a déjà pris des arrêtés pour interdire plusieurs rave party, le dernier en date étant le 22 mai, alors qu'une soixantaine de personnes tentait de se rassembler à Cambon-et-Salvergues. Une opinion partagée par des experts et des militants du mouvement, qui affirment que ces mesures nuisent à la culture du libre accès à la musique et à la fête.
"Il est crucial de préserver les espaces de liberté et d’expression culturelle dans notre société", a déclaré un membre du collectif lors de la manifestation. Une situation qui, selon les participants, ne doit pas être négligée alors que le projet de loi doit maintenant être débattu à l'Assemblée nationale.







