À Nîmes, dans le Gard, les habitants du quartier de Pissevin expriment leur frustration suite à la fermeture brutale d'un bureau de poste, une décision justifiée par l'environnement tendu causé par le narcotrafic. Le maire de la ville, Vincent Bouget, a également dénoncé cette initiative, rappelant qu'il est crucial de maintenir les services publics malgré les difficultés. « On ne peut pas abandonner ces quartiers », a-t-il déclaré.
Le mardi 26 mai, de nombreux résidents se sont rassemblés devant le bureau de poste. Sylvette Joujoux, une retraitée du quartier, a témoigné : « C’est une honte ! On nous coupe tout. » Cette fermeture, décidée par La Poste, met en avant le besoin d’assurer la sécurité de ses employés dans un quartier où la criminalité a pris une ampleur inquiétante.
Le climat est effectivement préoccupant : des fusillades en pleine rue et des événements tragiques comme la mort d'un enfant de 10 ans ont marqué cette communauté. La médiathèque locale a été contrainte de fermer ses portes en raison de la proximité avec des points de deal de drogue. Le nouveau poste de police, quant à lui, a été incendié avant même son inauguration, illustrant l’ampleur du problème.
Bruno Bartocetti, secrétaire national délégué du syndicat UN1TÉ, déclare que ce quartier est « pourri par ces réseaux de trafic de drogues », soulignant l'urgence de la situation. Il ajoute que la présence des services publics est primordiale pour contrer les effets néfastes de la criminalité.
La réunion organisée entre La Poste et la mairie ce mardi n’a pas abouti à de nouvelles solutions. Cependant, Vincent Bouget a insisté sur le fait qu’il ne faut pas reculer face à ces défis. « Si on laisse la place à la dégradation, on compromet l’avenir de notre quartier », a-t-il affirmé. Alors que des efforts de réhabilitation sont en cours, avec la destruction de tours et de nouveaux chantiers, l’attente d’une réouverture du bureau de poste demeure, ajoutant à l'incertitude des résidents.







