Des accusations pèsent sur l'armée chinoise, qui aurait formé plusieurs centaines de soldats russes sur son sol. Ces militaires, selon des révélations du journal allemand Die Welt, auraient été déployés en Ukraine, ce qui coïncide avec la rencontre entre Vladimir Poutine et Xi Jinping à Pékin.
Les militaires russes ont reçu une formation avancée en techniques militaires, notamment dans des domaines clés tels que les systèmes sans pilote et les contre-mesures électroniques. Ces révélations s'appuient sur des documents classés de services de renseignement européens, bien que l'AFP n'ait pu confirmer ces informations de manière indépendante.
Des simulations de combat modernes
Selon Die Welt, ces soldats ont suivi des programmes d'entraînement sur plusieurs sites militaires en Chine, impliquant divers niveaux de compétence. Certains participants provenaient de l'unité d'élite Rubicon, spécialisée dans les drones. Les témoignages rapportent qu'après leur formation, plusieurs d'entre eux ont rejoint les combats en Ukraine dès début 2026.
Un porte-parole du ministère allemand des affaires étrangères a déclaré : "Tout soutien à la Russie dans cette guerre représente une menace pour notre sécurité en Europe", tout en restant prudent quant à la véracité des affirmations de Die Welt.
Marc Henrichmann, président de la commission de contrôle des services secrets au Bundestag, a affirmé que ces informations concordent avec les observations faites ces dernières années sur la coopération militaire de plus en plus étroite entre la Russie et la Chine.
Percer les secrets des armes occidentales
En contrepartie, le Kremlin aurait également formé environ 600 soldats chinois au cours de l'année précédente, s'intéressant particulièrement aux troupes blindées et aux défenses antiaériennes, comme l'a révélé Die Welt.
Les deux nations échangent des données sur les équipements militaires occidentaux utilisés en Ukraine, y compris sur des systèmes de l'armée américaine tels que le lance-roquettes multiple Himars. Le renseignement extérieur allemand, le BND, n’a pas commenté ces allégations.







