Le phénomène des extorsions en lien avec les crypto-monnaies, souvent qualifié de "crypto-rapts", connaît une croissance inquiétante sur le territoire français. Les malfaiteurs ciblent désormais les possesseurs d'actifs numériques, en utilisant des informations volées pour identifier leurs victimes. Selon le colonel Mikaël Petit, à la tête de la section de recherches de la gendarmerie nationale à Toulouse, les chiffres sont alarmants : "En 2024, nous avions environ 15 cas à déplorer ; en 2025, ce chiffre a bondi à près de 60, et au cours de 2026, nous avons déjà enregistré plus de 40 incidents en quelques mois seulement." Cette tendance souligne la nécessité d'une vigilance accrue face à l'évolution des menaces criminelles.
L'absence de profil type chez les victimes
Les victimes potentielles de ces agissements ne se restreignent pas à un segment de la population. Toute personne ayant un lien, même ancien, avec des crypto-monnaies peut être ciblée par ces réseaux illégaux. Les enquêteurs notent que les criminels exploitent des fichiers n'ayant pas été mis à jour, augmentant ainsi le risque pour un plus grand nombre d'individus. Les forces de l'ordre doivent donc redoubler d'efforts pour sensibiliser le public à cette menace grandissante.
Une stratégie de communication et de recrutement moderne
Pour contrer cette montée en puissance de la cybercriminalité, la gendarmerie de Toulouse a décidé de mettre en œuvre des tactiques d'enquête novatrices. En investissant dans des plateformes telles que LinkedIn, elle accroît sa présence numérique tout en cherchant à attirer des talents spécialisés dans la cybersécurité. Le colonel Petit explique : "Nous recherchons continuellement de nouveaux spécialistes en cybersécurité et en analyse de données pour faire face aux nouvelles méthodes déployées par les délinquants." Cette initiative témoigne d'une volonté d'adaptation face aux défis contemporains.







