Toulouse Métropole Habitat a entrepris la réhabilitation d'une résidence en intégrant la préservation des hirondelles de fenêtre, parfaitement adaptées à leur nouvel environnement. Au total, 84 nids artificiels ont été installés pour encourager leur retour lors de la migration printanière.
Dès le 27 mars, ces oiseaux élégants ont fait leur apparition sous les toits de la résidence Saint-Roch, située dans le quartier Saint-Agne à Toulouse. La rénovation de cet immeuble HLM, géré par Toulouse Métropole Habitat (TMH), a été soigneusement conçue pour tenir compte de la présence de ces oiseaux migrateurs, une espèce protégée. Pendant l'hiver, les ouvriers ont effectué des travaux extérieurs tout en intégrant des nids en grès naturel sous le débord de toit, remplaçant ainsi les habitats perdus.
« Avant le début des travaux, un écologue a collaboré avec nous pour identifier l'espèce et a recommandé, en présentant un dossier à la Direction régionale de l’Environnement, de retirer les nids naturels en contrepartie d'une augmentation substantielle de nids artificiels », explique Cédric Brun, responsable des opérations chez TMH. « Nous intégrons ces préoccupations environnementales dès la conception des projets, il suffit d'ajuster les travaux en conséquence. »
28 nids naturels remplacés par 84 artificiels
Avant le début des travaux, une étude avait recensé 28 nids naturels, ce qui explique la création de 84 nids artificiels. Pour maximiser l'attractivité des lieux pour les hirondelles, le débord de toit a été allongé pour leur apporter l’ombre recherchée, tandis qu’un revêtement rugueux sur les façades rénovées a été choisi pour faciliter la construction de nouveaux nids.
« Nous avons également intégré de la végétalisation dans le projet pour garantir que de la boue soit disponible à proximité, ce qui est essentiel pour le processus de nidification des hirondelles, car elles fréquentent ce bâtiment depuis des années », précise Cédric Brun.
Bien que la réhabilitation des 72 logements ne soit pas encore finalisée, les hirondelles occupent déjà 35 des 50 nids déjà installés. Un suivi écologique de ces oiseaux sera mis en place pendant cinq ans, et les habitants du bâtiment reçoivent des conseils pour les protéger, une annexe spéciale sur leur présence ayant été intégrée dans leurs baux.







