Des vidéos controversées ont émergé début avril sur les réseaux sociaux, révélant une situation explosive dans un lycée de Montpellier. L'incident montre un adulte approchant un élève avec un téléphone, ce dernier le repousse avant d’être giflé, entraînant une réaction violente de la part d'autres élèves.
Le rectorat a annoncé que deux élèves concernés par cette altercation seront convoqués devant un conseil de discipline, tandis que l'enseignant impliqué recevra un rappel de ses obligations professionnelles. Cette décision fait suite à une enquête administrative rapide menée par le directeur académique des services de l'Éducation nationale (DASEN) de l'Hérault après l'incident survenu le 10 avril au lycée Jules Guesde.
Selon le communiqué de l'académie de Montpellier, le rapport d'enquête a révélé qu'une première altercation s'était produite avant celle visible dans la vidéo largement diffusée. Cette première incident était provoquée par des élèves assis dans un couloir, en violation du règlement intérieur de l'établissement. En tentant d'identifier un élève qui refusait de donner son nom, l'enseignant a déclenché une réaction violente, se retrouvant plaqué contre un mur et se défendant en réclamant son téléphone pour prendre une photo.
Les tensions ont escaladé lorsque l'un des élèves a arraché le téléphone de l'enseignant, qui lui a répondu par une gifle, avant d’être submergé et mis au sol par plusieurs élèves. Tous trois, les élèves et l'enseignant, ont exprimé des regrets concernant leurs actions, un point souligné par le rectorat.
Suite aux conclusions du rapport, Aymeric Meiss, le directeur de la DASEN, a ordonné la convocation en conseil de discipline des deux élèves. L'enseignant, quant à lui, sera soumis à un rappel de ses obligations professionnelles et devra suivre une formation consacrée à la gestion des conflits. De plus, des mesures complémentaires destinées à améliorer l'environnement scolaire seront mises en place après les vacances d'avril. Le rapport sera également transmis au procureur de la République de Montpellier, qui a ouvert une enquête.







