Un événement festif controversé
L'édition 2026 des Journées romaines de Nîmes, prévue du 24 au 26 avril, promet d'être un moment festif et familial. Cependant, elle n'est pas sans faire débat. L'association PAZ (Projet Animaux Zoopolis) s'insurge contre la proposition d'une démonstration de fauconnerie, où plusieurs rapaces seront exhibés. Sur le programme, il est inscrit : “Démonstration Fauconnerie (3 buses, 1 faucon, 1 hibou, 1 aigle, 1 vautour, 4 chouettes).” Cette initiative a provoqué des échanges entre la PAZ et le conseiller municipal en charge de la condition animale, qui, selon l’association, aurait promis de réfléchir à l'avenir des telles animations.
PAZ argue qu'il est inacceptable d'utiliser des animaux sauvages, comme les rapaces, à des fins de divertissement. Ils affirment que ces êtres vivants méritent un respect fondamental, évoquant que les rapaces, mêmes nés en captivité, partagent la même génétique que leurs camarades dans la nature et devraient donc avoir accès à des conditions de vie qui répondent à leurs besoins naturels. Amandine Sanvisens, co-fondatrice de PAZ, déclare : "Les rapaces sont des animaux sauvages, et leur place n'est pas dans une volière pour effectuer des numéros."
D'autre part, les professionnels de la fauconnerie, comme Guillaume Roche, qui compte parmi les présents durant cet événement, défendent leur passion et soulignent que ces oiseaux, bien que non domestiques, ne sont pas nuisibles lorsqu'ils sont traités avec soin. Selon lui, il est essentiel d'éduquer le public sur ces animaux. « La fauconnerie est un art ancestral qui valorise la biodiversité et sensibilise à la protection des espèces », affirme-t-il.
Ce débat met en lumière un point de tension croissant entre les passionnés de traditions historiques et les défenseurs des droits des animaux. Alors que certains estiment que les démonstrations de fauconnerie font partie de notre héritage culturel, d'autres préconisent une réévaluation de l'utilisation des animaux dans ce type de spectacle. Les positions se cristallisent, et il reste à voir comment la ville et ses habitants navigueront ce dilemme lors des prochaines Journées romaines.







