Opposition au projet de LGV Sud-Ouest : un nouvel élan d'espoir après le rapport du COI

Les opposants à la LGV Sud-Ouest voient un regain d'espoir après le rapport du COI.
Opposition au projet de LGV Sud-Ouest : un nouvel élan d'espoir après le rapport du COI
Les opposants aux lignes LGV vers Toulouse et Dax ont repris un peu espoir © Radio France - Clément Carpentier

Ce dimanche, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à la patinoire Mériadeck à Bordeaux pour accueillir les Boxers, des hockeyeurs qui ont remporté leur première Ligue Magnus à Grenoble. Mais au-delà du sport, une question cruciale persiste : qui financera les lignes à grande vitesse entre Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax ?

Le climat d'incertitude s'intensifie après l'annulation inopportune d'une réunion prometteuse entre les élus du sud-ouest et le Premier ministre, Sébastien Lecornu, initialement prévue ce mardi. Dans un contexte économique délicat, le gouvernement envisage un partenariat public-privé (PPP), alors même que l'État s'était engagé à supporter 40 % des coûts.

Récemment, le rapport du Conseil d'orientation des infrastructures (COI) a ravivé les craintes concernant la viabilité du projet de LGV. Si l'organe reconnaît que la ligne entre Toulouse et Bordeaux est jugée "indispensable", il mentionne également une augmentation estimée de 20 % des coûts, avec un budget désormais évalué à 14 milliards. Les délais de mise en service s'allongent également, envisageant 2035 pour Toulouse et 2042 pour Dax, alors que les prévisions initiales étaient plus optimistes.

Les opposants au projet expriment un regain d'espoir. Philippe Barbedienne, résident de Lherm-et-Musset et président de l'association environnementale Sépanso 33, déclare : "C'est un retour à la réalité. Les citoyens réaliseront vite que le projet reste incertain et qu'il est peu probable qu'il se concrétise."

Xavier, habitant de Cudos et voisin du tracé prévu, ajoute : "Ce rapport prouve que ce projet n'est pas viable, tant sur le plan écologique qu'économique."

Le PPP ? Une mauvaise idée !

Les opposants sont convaincus que le projet ne verra pas le jour. Stéphanie affirme : "Nous sommes persuadés que cela ne se fera pas, car chaque fois que le sujet revient, la pression s'exerce sur la région et les inquiétudes se multiplient." Pour eux, la solution du PPP est synonyme d'une vision erronée et ne rassure guère.

Malgré tout, le mouvement opposant à la LGV reste déterminé. Lucas, un habitant de Lherm-et-Musset, rappelle l'importance de maintenir la lutte, tant sur le plan juridique que sur le terrain, en vue du grand rassemblement prévu le 4 juillet pour défendre la Vallée du Ciron. L'ombre de ce projet continue de susciter des débats passionnés et de mobiliser les citoyens soucieux de l'avenir de leur région.

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