Le lundi 13 avril, l'ISCOM, une école de communication à Labège, a proposé une journée de détox digitale, sans ordinateurs ni téléphones, de 9h à 17h. À la place des écrans, des ateliers variés ont été organisés, incluant l'écriture, l'improvisation, le yoga et même la céramique, afin de favoriser la créativité et le bien-être des participants.
Cette initiative vise à questionner nos habitudes quotidiennes face aux écrans. Elisabeth Rossé, psychologue toulousaine spécialisée dans les addictions aux numériques, offre des perspectives intéressantes sur le sujet.
La détox digital : bénéfique ou futile ?
Elisabeth Rossé : "C'est une expérience enrichissante. Savoir vivre sans écran dans un monde où l'hyperconnexion est la norme aide à prendre conscience de notre dépendance au digital."
Temps d'écran : une réalité alarmante
D’après Rossé, un étudiant passant huit heures par jour devant ses écrans n'est pas un cas à part. "Chacun peut vérifier son temps d'exposition grâce aux données fournies par nos appareils. Ce constat est révélateur de l'importance que nous accordons à ces objets."
À quel moment parle-t-on d'addiction ?
Elle précise qu'une addiction sanitaire serait plus sévère, mais l'usage excessif des écrans peut tout de même s'accompagner de comportements problématiques. La psychologue souligne également l'importance de la nature des activités menées sur les écrans, sans se limiter à la quantité de temps passé.
Les conséquences d'une usage excessif
Il est essentiel de veiller sur les plus jeunes, qui développent leurs habitudes. Ironiquement, alors que les smartphones sont des outils de communication, une utilisation excessive peut entraîner un isolement social, nuance Rossé.
Les solutions pour un meilleur équilibre
La clé pour une gestion saine des écrans repose sur une réflexion personnelle. Se poser des questions telles que : "Est-ce que le temps passé sur mon smartphone me convient réellement ?" est indispensable. Les pauses et l'expérimentation de l'absence d'écran sont d'excellentes démarches pour prendre du recul.
Dans les écoles, les règles interdisant l'usage des téléphones portables sont souvent bafouées. Il est crucial d’accompagner ces initiatives avec des mesures respectées.
Conseils pratiques
Rossé recommande de laisser de côté son téléphone de temps à autre, de lire un journal physique au lieu d'un écran, et d'explorer des applications de régulation du temps d'écran. "Il s'agit plus d'éducation que d'interdiction", conclut-elle.
En adoptant ces conseils simples, chacun peut améliorer sa relation avec le digital, pour un quotidien plus serein et équilibré.







