Europlasma, basé à Bordeaux, se prépare à céder ses activités liées à la défense, notamment les Forges de Tarbes, spécialisées dans la production de corps d'obus. Le groupe, fondé en 1992, avait jusqu'alors été reconnu pour son engagement en faveur de la dépollution et de la décarbonation des industries grâce à ses solutions innovantes de destruction des déchets dangereux avec la torche à plasma.
A partir de 2021, Europlasma a intensifié ses acquisitions d'installations industrielles, y compris la Fonderie de Bretagne, dans le but de se diversifier dans le secteur de l'armement. Cependant, l'urgence de la situation géopolitique, exacerbée par le conflit en Ukraine, a rendu l'expertise des Forges de Tarbes cruciale, répondant à la demande croissante de réarmement en Europe.
Malgré ce tournant vers l’industrie de la défense, le groupe a annoncé qu'il est en pourparlers exclusifs pour vendre ces activités à un groupe industriel français, la date limite de cette exclusivité étant fixée à fin mai, mais pouvant être prolongée d'un mois. La transaction, évaluée à 150 millions d'euros, devrait inclure les Forges de Tarbes mais également la Fonderie de Bretagne, qui changeait d’orientation vers la production de matériel militaire depuis son acquisition par Europlasma.
Experts du secteur soulignent que cette cession aura un impact significatif sur l’industrie de défense française, qui cherche à se renforcer face aux nouvelles menaces internationales. Le témoignage de Jean Dupont, analyste économique, met en avant : "La dynamique de l'industrie de la défense en France est en pleine mutation, et cette cession pourrait redéfinir la carte des entreprises engagées dans ce domaine essentiel pour notre sécurité."







