À Montauban (Tarn-et-Garonne), le 3 avril, l'Union départementale de la CGT a organisé une manifestation pour défendre une femme de chambre de l'hôtel des Capucins, récemment mutée vers un autre site. Le syndicat qualifie cette décision de "sanction injustifiée", tandis que l'employeur, ASR, la défend comme un simple mouvement personnel légal.
Les manifestants, habillés de drapeaux et accompagnés de musique, ont fait entendre leur mécontentement devant l'hôtel. Fanny, représentant de l'UD CGT 82, rappelle qu'il reste des postes disponibles à l'hôtel des Capucins : "L’entreprise a embauché quatre CDD ; donc rien ne justifie un transfert", souligne-t-elle, dénonçant des motifs cachés liés aux récentes revendications des salariées sur les heures supplémentaires.
André Greder, un autre représentant de la CGT, ajoute que la clause de mobilité, bien que présente dans les contrats, est utilisée comme un outil de répression contre des employées qui ont simplement cherché à faire valoir leurs droits. Selon lui, "le déplacement apparaît comme une punition ciblée".
Pour Amina, la femme impactée par cette décision, la situation n'est pas évidente. Elle ne cache pas son incompréhension et s'inquiète des difficultés qui l'attendent sur son nouveau lieu de travail : "Je suis punie pour avoir défendu mes droits".
En réponse aux accusations de la CGT, Robin Jeantroux, le directeur d'ASR, a fermement nié toute intention punitive. Selon lui, il s'agit d'une mutation ordinaire, "conforme à la législation et motivée par un besoin organisationnel". Cette confrontation entre le syndicat et l'employeur soulève de nombreuses questions sur les pratiques internes et la protection des droits des employés dans le secteur de l'hôtellerie.







