À un peu moins d’un mois de son ouverture, la 41e édition de la Foire à la fraise de Sainte-Bazeille semble sur le fil du rasoir. Alors que l'événement, qui attire habituellement plus de 15 000 visiteurs, est prévu pour les 9 et 10 mai, des tensions internes au sein de l'association organisatrice, Culture et Loisirs, menacent son bon déroulement.
Lors de l'assemblée générale du 26 mars, réunissant les membres, les coprésidents Bruno Le Badezet et Thierry Dubernet ont dû affronter des critiques acerbes, notamment après l’annonce du retrait de deux figures emblématiques : Christian Jadas et Thierry Cambe. Ces derniers, qui ont assuré l'organisation depuis des décennies, ont décidé de se retirer, citant des raisons de lassitude et un climat politique tendu, selon l'article de Sud Ouest.
Un départ préoccupant
Les conséquences de ces départs pourraient être importantes, car ils ont régulièrement apporté un soutien logistique et financier essentiel. Jadas a exprimé son désappointement face à un environnement qu’il jugeait malsain pendant la campagne électorale. Les retours de 60 % des Bazeillais souhaitant leur départ ont ajouté à sa motivation en déclin.
Les inquiétudes croissantes parmi les membres de l'association ont résonné lors de la réunion, d'après les propos rapportés par Sud Ouest: « Les sponsors se désengagent, et cela pourrait engendrer des coûts supplémentaires pour la municipalité. »
Un climat de consensus
Pourtant, un accord inattendu semble émerger. Lors d'une réunion récente, les membres de l'association et la municipalité ont retrouvé un semblant de camaraderie, comme le rapporte Jadas : « Nous sommes passés de 'Débrouillez-vous !' à 'OK, on assure le suivi'. » Le nouveau maire, Thomas Machefée, a assuré que l'événement phare de la ville figurait toujours au programme.
À l'approche de cette édition 2026, l’association s’engage à faire de la foire un moment festif et convivial, malgré les récentes tensions, soulignant ainsi la complexité et l'importance de cet événement ancré dans la culture locale. Les organisateurs montrent ainsi leur détermination à maintenir la tradition, tout en espérant que les nouvelles orientations politiques favoriseront un climat plus apaisé.







