L’influenceur et vidéaste suivis par des millions étaient présents ce jeudi 2 avril 2026 à Nîmes, où il a comparu pour avoir interrompu une corrida en plein spectacle.
Après son intervention dans les arènes romaines, Jérémy Gisclon, plus connu sous le nom de Jeremstar, s'est rendu au tribunal correctionnel de Nîmes, accompagné de plusieurs membres de l’association Peta. Ce rendez-vous judiciaire fait suite à une action très médiatisée en septembre dernier, où il a sauté sur la piste de corrida tout en brandissant une banderole anti-corrida. Les agents de sécurité n’ont pas tardé à intervenir, l’entraînant manu militari à l’extérieur.
Après une garde à vue de 48 heures, Jeremstar a été accusé d’avoir perturbé une manifestation sportive tout en portant atteinte à la sécurité d’un événement. Il a exprimé ses regrets par rapport à l'impact des corridas sur les animaux, affirmant que ces spectacles sont des actes de barbarie.
La foule divisée pour un procès passionné
Sept mois plus tard, Jeremstar se retrouve à proximité des arènes, une heure avant l’audience, sous les regards d’un public excité, incluant plus de 150 personnes. Parmi celles-ci, Stéphanie et Lisa, venues soutenir l’influenceur, partagent leur admiration : « Jeremstar est quelqu’un d’hypergénéreux qui aime les animaux. Il a été très touché par ce qu'il a vu pendant la corrida en septembre. »
D’un autre côté, quelques jeunes spectatrices, dont Émilie, affirment leur soutien à la corrida. « On est à Nîmes : c’est une tradition ici. S’il n’aime pas ça, il n’a qu’à pas venir », souligne-t-elle, provoquant des réactions au sein de l’assemblée.
Un message que l’influenceur souhaite faire passer
A l'audience, Jeremstar a expliqué son geste, le liant à une « empathie » profonde envers les animaux exploités lors des corridas. « J’ai voulu faire entendre ma voix sur cette problématique, face à ce spectacle jugé sanguinaire », a-t-il affirmé. Se servant de sa notoriété, il veut sensibiliser ses millions d'abonnés à la question de la corrida, qualifiant sa démarche de légitime.
Le procès a suscité une grande attention, avec le verdict programmé pour le 9 juin. Le procureur a requis une amende pouvant aller jusqu'à 6 000 euros ainsi qu'une interdiction d’approcher les arènes. Jeremstar a quant à lui confié ne nourrir aucun regret, se disant « fier » de son geste et espérant qu’il contribue à l’abolition des corridas.







