Environ 150 personnes se sont rassemblées devant les arènes de Nîmes ce jeudi 2 avril pour défendre les droits des retraités. Cette mobilisation, inscrite dans une semaine d’action nationale, a vu flotter des drapeaux syndicaux, au rythme des revendications des retraités.
Les participants, issus de plusieurs organisations, dénoncent la dégradation de l’accès aux soins, avec des délais de consultation qui s’allongent, des dépassements d’honoraires et un renoncement aux soins, qui toucherait 37 % des Français pour des raisons financières.
Santé et pensions au cœur des revendications
"Il y a de plus en plus de retraités pauvres", alerte Jacky Maurin, responsable CGT des retraités du Gard. En 2024, on estimait à environ 2 millions les personnes de 60 ans et plus vivant sous le seuil de pauvreté. Les manifestants réclament une revalorisation de 10 % des pensions, un financement de la Sécurité sociale basé sur les cotisations sociales, ainsi que davantage de moyens pour l’hôpital public et le développement des centres de santé.
Initialement attendus en préfecture, les représentants syndicaux n’ont pas été reçus et prévoient de déposer une lettre ouverte. Des déclarations de soutien ont également été faites par de nombreux experts du secteur de la santé, soulignant que la crise du vieillissement de la population nécessite des mesures urgentes et efficaces.
Les récents rapports mettent en lumière l’urgence de la situation, alors que de nombreux retraités se retrouvent à jongler avec des choix financiers de plus en plus difficiles. Dans ce contexte, une mobilisation comme celle de Nîmes pourrait bien faire écho à travers le pays, attirant l’attention sur un problème de société pressant.







