La lutte pour la mairie de Toulouse (Haute-Garonne) s'annonce serrée. Selon un sondage Ifop, publié le 19 mars, le maire sortant Jean-Luc Moudenc, représentant la droite modérée, est donné vainqueur avec 51 % des intentions de vote face à l'Insoumis François Piquemal, qui ferme la marche avec 49 %. La marge d'erreur, cependant, est de 3,8 %, rendant les résultats préliminaires incertains.
Durant le premier tour, Moudenc a rassemblé 37,23 % des voix, devant Piquemal, crédité de 27,56 %, ainsi que le candidat socialiste-écologiste François Briançon, qui a obtenu 24,99 %. Ce dernier a récemment confirmé la fusion des listes de gauche pour le second tour. Ce pacte laisse entendre que si l'alliance remporte la bataille, Piquemal deviendra maire, tandis que Briançon prendra la présidence de la métropole, comme le rapporte Le Parisien.
Malgré les prévisions, les sondages précédant le premier tour avaient surpris en plaçant Piquemal à la troisième position. Les résultats ont prouvé que les évaluations initiales étaient, pour certaines, erronées, avec Moudenc devançant des attentes qui le voyaient plus faible. Un rapport Ifop-Fiducial, réalisé du 17 au 19 mars, se veut un reflet significatif des rapports de force, bien que non prédictif.
La campagne s'intensifie à Toulouse, où Moudenc critique vivement « l'alliance de la honte » entre LFI et les socialistes, l'accusant de soumission. De nombreux membres de la société civile suggèrent de voter contre cette alliance, l'appelant à « faire barrage » face à LFI. Position défendue par plusieurs voix, y compris celles de Manuel Valls, qui appelle à soutenir Moudenc.
Ou encore un incident marquant survenu récemment lorsque François Piquemal a été hué durant une cérémonie d’hommage aux victimes des attentats de mars 2012, une situation qui pourrait influencer l'électorat dans les jours à venir, selon des observateurs politiques.







