Le président de l'Union des droites pour la République, Éric Ciotti, a exprimé, le 11 janvier, que l'alliance entre le Rassemblement national (RN) et Les Républicains (LR) est “indispensable”.
À quelques mois des élections municipales, l'idée d'unir les forces de droite est perçue comme une “urgence” par Éric Ciotti, également candidat à la mairie de Nice. Dans une interview pour Le Journal du Dimanche, il souligne que cette alliance serait “porteuse d'avenir”.
“Cette nécessité est accentuée par la détérioration généralisée de la situation en France”, a-t-il déclaré, rappelant aussi qu'il a été auditionné récemment en lien avec des accusations de fichages illégaux, selon Actu Orange.
Éric Ciotti a ainsi critiqué la gestion actuelle de l'État, évoquant “la montée d'une classe politique préoccupée principalement par la préservation de ses intérêts personnels” et a avancé que “l'union des droites est donc essentielle pour redresser la barre”.
Réactions mitigées au sein de la droite
Toutefois, cette proposition n'est pas unanimement approuvée. Sur le plateau de BFMTV, François-Xavier Bellamy, vice-président des Républicains, a mis en lumière l'absence de véritables bases électorales du RN, affirmant que “le RN ne détient presque aucune ville en France”.
Il a souligné que pour faire perdre la gauche, les candidats des Républicains sont ceux qui peuvent réellement espérer une victoire, et non ceux du Rassemblement national.
En réponse à ces réticences, Éric Ciotti a expliqué : “Je demande à mes collègues des Républicains de considérer sérieusement la volonté de leurs électeurs, autre chose serait voué à l'échec”. Cette dynamique montre à quel point la droite française est à un carrefour, où les choix stratégiques pour 2026 pourraient déterminer son avenir.







