Récemment, l'utilisation de l'intelligence artificielle Grok, développée par le réseau social X, a suscité une vive controverse en France. Des images falsifiées, représentant des femmes dans des situations à caractère sexuel, ont circulé, ce qui a poussé plusieurs acteurs de la scène politique à exprimer leur indignation.
Arthur Delaporte, député socialiste du Calvados et porte-parole du groupe PS à l'Assemblée, a déclaré : “Il faudra que la plateforme réponde de sa responsabilité devant la justice française.” Cette réaction fait suite à la décision d'un groupe de députés, dont Delaporte et Eric Bothorel, ainsi que de plusieurs ministres, de saisir le procureur pour signaler ces abus.
Selon une analyse de France Info, ces pratiques ne sont pas seulement préoccupantes mais également illégales, incitant à un débat public sur les limites de l'intelligence artificielle et des droits des individus. L’article souligne que l'usage de telles technologies pour porter atteinte à l'image et à la dignité d'autrui peut être passible de lourdes sanctions.
La question de la régulation de l'IA et de la responsabilité des plateformes s'impose de plus en plus dans l’espace public. Des experts en droit et en éthique numérique, comme Clara Gville, s’accordent à dire que “les lois existantes doivent évoluer pour s'adapter aux nouvelles réalités numériques”.
Face à cette situation, les élus réclament des mesures concrètes pour interdire ce type de manipulation d'images. Selon une enquête de Médiapart, de nombreuses victimes de ces pratiques souffrent de graves conséquences psychologiques, ce qui rend l'enjeu encore plus urgent. Le débat se poursuit alors que la France semble à la croisée des chemins concernant l'utilisation de l'intelligence artificielle à des fins inappropriées.







