Le 9 juillet, les autorités syriennes ont fait savoir l'arrestation de personnes appartenant à une cellule ayant des liens avec l'ÉI, suite à des explosions survenues à Damas alors qu'Emmanuel Macron était en visite. Ces attentats ont causé la mort d'une personne et blessé 36 autres, suscitant une alerte de la part du gouvernement syrien.
Le ministre de l'Intérieur, Anas Khattab, a déclaré sur le réseau social X que "la cellule responsable des attaques est entre les mains des autorités" et a promis de divulguer les détails concernant les membres et leurs affiliations après l'enquête.
Ahmad al-Dalati, responsable de la sécurité à Damas, a précisé que les premières évaluations indiquent que la cellule incriminée est liée à l'ÉI. Les arrestations ont eu lieu à divers endroits de la ville.
Un mort et 36 blessés
Les attentats ont eu lieu en matinée, avec deux bombes artisanales explosant presque simultanément près de l'hôtel Four Seasons, où le président français passait la nuit. L'une était cachée dans une benne à ordures et l'autre dans un véhicule garé à proximité, comme l'ont rapporté les autorités. Des témoins ont décrit des scènes chaotiques, avec du sang sur le trottoir.
Alors même que Macron s'entretenait avec son homologue syrien, Ahmad al-Charaa, les explosions ont sévèrement ébranlé cette visite, marquée par des objectifs de rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays. Lors d'une conférence de presse, Macron a réaffirmé que de tels actes ne devaient pas précipiter une instabilité supplémentaire en Syrie, déjà affligée par une longue guerre civile.
Visite historique
Cette rencontre entre les deux dirigeants représente un moment historique, c'est la première fois qu'un leader occidental visite la Syrie depuis le début du conflit. Al-Charaa a salué le militantisme de Macron en maintenant sa visite malgré l'attentat, tandis que les deux nations ont projeté de rétablir leurs relations diplomatiques au niveau des ambassadeurs dans les plus brefs délais.
Macron avait précédemment été le premier dirigeant occidental à recevoir Al-Charaa à l'Élysée en mai 2025. La Syrie, bien qu'ayant été soutenue par Washington dans sa lutte contre l'ÉI, traverse une phase délicate avec des cellules dormantes du groupe toujours en activité. Ces récents attentats soulignent la complexité de la situation sécuritaire dans le pays.
Les récents événements à Damas, notamment l'attentat d'un café le 2 juillet, soulignent les défis persistants que le pays doit relever.







