Un chapitre se clôture
La décision de fermer le collège de Bétharram, annoncée en janvier, a été officiellement confirmée par l'Enseignement catholique mardi 30 juin. Les élèves seront désormais accueillis à Igon, légèrement éloigné, à environ 4 kilomètres. Cette fermeture est le reflet d'une nécessaire mise en lumière des abus graves qui ont eu lieu dans cet établissement.
« Le collège de Lestelle-Bétharram fermera, et l’ensemble de la communauté éducative sera déplacé vers Igon, où se trouvent déjà une école primaire et un lycée. Nous sommes prêts à accueillir nos élèves plus tôt que prévu », a déclaré Guillaume Prévost, secrétaire général de l’Enseignement catholique, rapporté par Le Parisien.
Un lourd passé
Cette décision survient après des révélations accablantes concernant des abus sexuels et physiques perpétrés à l’encontre de mineurs, impliquant à la fois des prêtres et des laïcs. Ces faits ont engendré plus de 200 plaintes, et les estimations laissent penser que le nombre total de victimes pourrait dépasser le millier, selon des études récentes menées par des organisations de défense des droits des victimes.
Les autorités religieuses avaient souvent tardé à prendre en compte ces accusations, ce qui a engendré une accumulation de souffrances pour de nombreux enfants au fil des années. Pierre-Vincent Guéret, président de la Fédération nationale des organismes de gestion de l’Enseignement catholique, avait été le premier à évoquer la fermeture du collège, une position rapidement contestée par l’institution. Toutefois, l’évolution des événements et la pression des victimes ont forcé une réévaluation de cette position.
« Enfin, nous tournons la page sur cette sombre histoire », a commenté Alain Esquerre, un des membres actifs dans le traitement de ces affaires. Ce message souligne une volonté collective de faire face à un passé douloureux et de garantir un avenir plus sûr pour tous les élèves.







