Alors que les crises se succèdent, les membres du gouvernement français pourraient être contraints de renoncer à leurs congés d'été. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a exprimé la nécessité de leur présence sur le territoire en raison de la canicule exceptionnelle qui touche le pays. Lors du dernier Conseil des ministres, il a mis en avant une « alerte » visant à anticiper un possible été sans congés, face à l'incertitude de cette vague de chaleur.
Depuis plusieurs jours, la France a enregistré des températures records, avec le point culminant atteint mardi dernier, une journée considérée comme la plus chaude depuis 1947. Actuellement, plus de la moitié du territoire est en vigilance rouge, une réponse à la situation alarmante sur le climat. Les records s'enchaînent, rendant les avis sur les vacances ministérielles particulièrement flous.
Traditionnellement, les ministres prennent congé au mois d'août, mais la canicule à laquelle s'ajoutent d'autres crises, comme l'augmentation des prix du carburant et des turbulences politiques (notamment l'Affaire Lyhanna), a obscurci la visibilité de leur agenda estival. Lecornu a ainsi signalé aux cabinets ministériels qu'une nouvelle vague de chaleur est prévue pour juillet, compliquant davantage la situation.
Néanmoins, il a tenu à rassurer ses équipes quant à leur besoin de « repos ». Si l'autorisation de quitter le pays pour des vacances est maintenue, celle-ci sera soumise à des conditions précises, et tout départ à l'étranger devra être demandé à l'avance.
Cette vigilance rappelle les événements de 2003, lors de la canicule qui avait causé la mort de 15 000 personnes, quand le ministre de la Santé, Jean-François Mattei, avait suscité la controverse en apparaissant en vacances, ce qui l'avait conduit à démissionner. Une leçon que le gouvernement actuel semble s'efforcer d'appliquer afin d'éviter des faux pas en période de crise.







